On disait la future reine de Navarre d’une beauté surpassant toutes les femmes de son temps, c’était « une déesse de marguerite_de_valoisciel », « une princesse de la terre ». Pas un homme ne résistait à son charme physique. Marguerite ne possédait pas que la beauté. Elle excellait également en matière de conversations. Enfant sage, Marguerite devint moins chaste dés ses onze, âge auquel elle commença à avoir des amants !     On murmurent que la princesse aime l’amour et qu’elle n’y voit aucun péché. Pour elle, « un homme sans âme et un homme sans amour ». Margot devint à 15 ans la maîtresse de ses trois frères Charles, Henri et François-Hercule. Si certains historiens refusent à le croire, l’auteur du « Divorce satirique » le dénonce ainsi que Agrippa d’Aubigné dans « Les Tragiques ». Lorsqu’elle eut 18 ans, Margot tomba follement amoureuse de son cousin Henri de Guise, 20 ans. Doté d’un tempérament ardent tous les deux, ils ne cachaient pas le moins du monde leur amour et on les surprenait facilement dans les bras l’un de l’autre dans un jardin, sous un escalier, dans les couloirs du Louvre. Leur intimité était si publique que certains pensaient qu’ils s’étaient mariés secrètement. D’ailleurs, la princesse ne voulait épouser que lui mais Catherine et henri_duc_de_guiseCharles IX ne lui laissèrent pas le choix et la pauvre Marguerite dû épouser Henri de Navarre. Le jour du mariage, au moment de répondre « oui », Margot regarde vers le duc de Guise puis vers ses frères, désespérée. Finalement, Charles IX devra obliger sa soeur à incliner la tête au moyen d’un brusque coup de main. Ce n’est pas pour cela que la nouvelle reine de Navarre deviendra la femme d’Henri durant leur première nuit ! D’ailleurs, son époux dégage souvent une telle odeur que Margot ne peut demeurer dans le même lit plus d’un quart d’heure et fait faire changer les draps bien souvent. La jeune reine retrouve l’amour avec un certain Jacques de Harlay, seigneur de Champvallon mais il ne sera pas son seul amant. En 1583, devant toute la cour, Henri III énervé (et probablement jaloux) lui reprochera ses scandales amoureux, la traitera de tous les noms et ira jusque qu’à dire que Marguerite a donné un enfant à Champvallon. La reine de Navarre rétorquera «  Il se plaint que jemarguerite passe mon temps à faire l’amour, ne sait-il pas que c’est lui qui m’a mise le premier au montoir ? ». Margot avouait bien là que le premier a être rentré dans son lit était son frère Henri. Mais à la différence de beaucoup de roi et époux qui aurait répudié leur femme pour infidélités, Henri de Navarre n’y songea jamais. Dés le début  de leur union, d’un accord mutuel, Henri prenait des maîtresses et Margot des amants sans que l’un ou l’autre soit jaloux. Marguerite le fut néanmoins à quelques reprises, non pas parce que son époux avait une favorite mais parce que celle-ci se prenait pour la maîtresse dans la maison de Marguerite comme ce fut le cas de Françoise de Montmorency-Fosseux.