duc_de_bourgogneLe fils aîné du dauphin Louis-Ferdinand et de Marie-Josèphe de Saxe né le 13 septembre 1751. Ce soir là, la dauphine se couche puis se réveille et accouche sans témoins (pourtant indispensables pour éviter les substitutions). Le dauphin attire alors dans la chambre de son épouse plusieurs domestiques pour constater la naissance du bébé. L’enfant est titré duc de Bourgogne et est promi à régner un jour. Le jeune Louis-Joseph-Xavier se montre bien vite précoce pour son âge. Ce fils est le préféré de ses parents et sa mère Marie-Josèphe l’appelle familièrement «chou d’amour». A la cour, il fait la fierté de sa famille et tout le monde voit déjà en lui un grand roi. Il adore sa sœur aînée Marie-Zéphirine, qui décèdera malheureusement en 1755. Le duc de Bourgogne qui n’avait pas quatre ans a-t-il réagi ? Difficile à dire mais il dû souffrir de cette absence soudaine. En 1759, Louis-Joseph-Xavier fait une mauvaise chute d’un cheval de bois à cause de l’un de ses camarades de jeux. Pour ne pas que son ami soit réprimandé, le petit prince ne dit rien de l’accident. Il est vrai que Louis-Joseph-Xavier est également connu pour sa grande bonté. Au fur et à mesure que le temps passe, la santé du duc de Bourgogne se détériore. Le médecin Barbier opérera plusieurs fois l’enfant à la cuisse pour «faire sortir le mauvais pus». C’est avec beaucoup de courage que le jeune prince supportera les interventions chirurgicales durant lesquelles on creuse parfois jusqu’à l’os.
Bientôt, Louis-Joseph-Xavier ne peut quitter son lit. Nous sommes en 1760. Le petit prince s’ennuie et s’inquiète même du retard qu’il prend dans ses études. Pour le distraire, on introduit à son chevet son jeune frère le duc de Berry (futur Louis XVI). Louis-Joseph-Xavier traite alors son cadet avec fermeté, le considérant comme étant l’un «de ses sujets». Bien que le duc de Bourgogne soit dur avec son frère, peut-on lui en vouloir quand on sait qu’il souffrelouis_joseph_xavier énormément de sa maladie ? Le duc de Berry qui tombe malade est heureusement, est enlevé de la chambre de son aîné. Louis XVI restera traumatisé de la vision de son frère aîné agonisant, le maltraitant. Les médecins ont diagnostiqué la tuberculose osseuse et Louis-Joseph-Xavier sait qu’il va mourir. Pourtant le prince se comporte en homme et semble résigné. Mais avant de mourir le 22 mars 1761, le duc de Bourgogne a un moment de faiblesse et laisse échapper dans un cri : «maman». Louis-Joseph-Xavier n’a pas dix ans lors de sa mort. Sa mère Marie-Josèphe ne se remettra jamais de la perte de son fils. Il faut que d’une façon ou d’une autre, le futur Louis XVI ait gardé en lui l’image de son frère puisque lorsque naîtra son premier fils en 1781, le roi lui donnera les prénoms du pauvre petit duc de Bourgogne. A la différence de Louis XVI qui n’a jamais voulu régner, Louis-Joseph-Xavier avait été éduqué pour et montrait un certain gout pour le pouvoir et l’autorité. Peut être le destin de la France eut-il différent si le fils aîné de Louis-Ferdinand était monté sur le trône.