L'envers de l'Histoire

Comprendre l'Histoire simplement et intelligement

27 octobre 2006

Le don d'aimer

le_don_d_aimerRoman historique de Geneviève Chauvel publié en 1997

L’histoire : Fille d’un roi chassé de son trône, rien ne laisser penser que la jeune Marie Leszczynska serait un jour reine de France. Choisie parmi 99 princesses, Marie épouse Louis XV. Mais bien vite, ce qui semblait être un conte de fée change : en effet, la reine doit très vite cohabiter avec les maîtresses du souverain…

Faits historiques : Le règne de Louis XV, la vie à la cour, celle de la famille royale sont retracés dans cet ouvrage. 

Personnage principal : le roman tourne autour Marie Leszczynska, reine de France. C’est une biographie fidèle de l’épouse de Louis XV mais un peu romancée, écrite à la première personne.

Mon avis : 5/5. Il existe peu de biographies de Marie Leszczynska et j’ai connu cette reine à travers ce roman. Je n’ai pas été déçue du tout : on rencontre une femme aimante, généreuse et sensible, délaissée très vite par un époux libertin et que l’histoire a un peu oublié. A lire !

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26 octobre 2006

Ivan IV : Terrible avec les femmes

Fils de Vassilli III et d’Hélèna Glinsky, Ivan né en 1530. Orphelin très jeune après la mort de son père et le probable empoisonnement de sa mère, Ivan vit dans la peur de sa famille, craignant de se faire assassiner lui aussi. En 1547, Ivan IV se fait sacrer Tsar et entreprend de se trouver une épouse : son choix se porte sur Anastasia Romanova qu’il épousa le 3 févier de la même année. Jusque là, Ivan avait été dépeint comme un homme cruel aimant le sang et les tueries. Or, il semble que la belle Anastasia, première Tsarine, su par sa douceur et sa vertu venir à bout de la cruauté de son époux. Ivan l’aima profondément et en eu six enfants :

-          Anna Ivanovna (1548-1550)

-          Maria Ivanovna (1551-morte jeune)

-     Dimitri Ivanovitch (1552-1553) 1er tsarévitch

-          Ivan Ivanovitch (1554-1581) 2e tsarévitch

-          Eudoxie Ivanovna (1556-1568)

-          Fédor Ier (1557-1598) 3e tsarévitch

Il semble qu’Anastasia ait réussi à rendre Ivan IV plus humain, plus sensible et plus compréhensif. Or, le 7 aout 1560, la Tsarine meurt dans de grandes souffrances après avoir fait une crise d’apoplexie. Très vite, Ivan soupçonne les Boyards (nobles de haut rang du conseil consultatif qui assurent l'autorité suprême lorsque le souverain est absent de Moscou) d’avoir fait assassiner son épouse –dont la famille cherchait à avoir plus de  pouvoir- comme jadis ils avaient fait empoisonner sa mère. Le tsar ne cessait de répéter qu’on lui avait enlevé sa « jeune beauté » mais n’avait aucune preuve que les Boyards avaient vraiment tué sa femme, sans doute voulait-il un coupable pour expliquer la mort de celle qu’il aimait. Ivan chercha du réconfort dans les bras  d’une certaine Maria Temrioukovna, une jeune femme brune digne selon Ivan IV des plus grands peintres. Il l’épousa le 21 aout 1561 mais Maria ne pût jamais lui donner la même stabilité qu’Anastasia. Les humeurs du tsar étaient souvent imprévisibles alors que sa première épouse parvenait à l’apaiser. Maria ne su donner qu’un fils à Ivan, Vassili né en 1563 et mort à l’âge d’un mois. Au fils des années, le tsar fini par devenir odieux avec son épouse la fuyant  pour des orgies. Maria mourut en 1571 dans l’indifférence de son époux. Une fois encore, des rumeurs d’empoisonnement circulèrent. En troisième noce, Ivan IV épousait la jolie blonde Marfa Sobakina le 28 octobre 1571. Le 13 novembre, elle était morte. La disparition de l’épouse d’Ivan IV allait jeter à nouveau une vague de terreur sur la Russie car le tsar soupçonnait bien sa police d’avoir empoisonné sa nouvelle épouse.

Bilan : trois mariages et trois morts suspectes. Ivan le Terrible se remarie une quatrième fois avec Anna Koltovskaïa  le 29 avril 1572.  Sa nouvelle épouse ne devait point le satisfaire car en 1575, le tsar l’envoie finir ses jours dans un couvent. Il aurait eu ces mots « tu as maigri, et je n‘aime pas les maigres ». Elle devient religieuse sous le nom de Doria.  Anna Koltovskaïa mourut en 1626. En 1574, le tsar avait commencé une liaison avec Anna Vassiltchikova qui le poussa probablement à divorcer de sa quatrième épouse. En 1576, Ivan débuta une nouvelle idylle avec Vassilissa Melentieva dont il se sépara en 1577. Son épouse suivante a été oubliée de l’histoire en cause de son union bien courte avec le tsar : Maria Dolgouroukaï. Doutant de la virginité de sa femme, Ivan IV proposa au lendemain de ses noces une promenade en carrosse. Une fois Maria installée, au lieu de monter, le tsar lança les chevaux au galop (qui avaient mangé de l’avoine gonflée de bière) qui firent quelques centaines de mètres avant de s’enfoncer dans un étang, entrainant avec eux la pauvre Maria qui péri noyée sur une simple rumeur. Le tsar demanda ensuite la main de la reine d’Angleterre Elisabeth Ire. Ayant eu vent du tragique destin des épouses d’Ivan IV, Elisabeth ne voulu  pas subir un sort semblable à celui de sa mère Anne Boleyn (décapitée sur ordre de son époux Henry VIII) et dédaigna la proposition d’Ivan le Terrible.  Ce dernier fini par épouser Maria Nagaïa  en septembre 1580 qui lui donna un fils : Dimitri (1583-1591).

Ivan IV fut terrible avec ses épouses mais également avec sa belle-fille, Helena Cheremetiev : troisième épouse de son successeur Ivan Ivanovitch, Helena l’avait épousé en 1581. En novembre de la même année, alors qu’elle était enceinte, Ivan IV la trouvant un jour en peignoir et non fardée, il commença à la frapper brutalement au ventre à coup de pied. Alertée pour les cris de sa femme, le jeune Ivan tenta de s’interposer.  Incapable de maitriser sa crise de nerfs, le tsar frappa son fils à coup de sceptre. Touché à la tempe, Ivan Ivanovitch s’écroula, mort. Ainsi, le 19 novembre, Ivan IV avait tué son fils ainsi que l’enfant qu’Helena portait.  Le tsar ne se remit pas d’avoir assassiné son propre fils. Helena se fit religieuse après la mort de son époux. Le 18 mars 1584, Ivan le Terrible mourait après un règne mouvementé. Sa dernière épouse Maria Nagaïa lui survécu jusqu’en 1612. Le dernier fils que lui avait donné Anastasia lui succéda sous le nom de Fédor Ier. A la fin du XXè  siècle, des experts qui analysèrent les restes d’Anastasia Romanova conclurent à une mort par  empoisonnement.

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20 octobre 2006

Telefilm sur la marquise de Pompadour (suite)

Autre erreur dans le téléfilm (première partie) :Jeanne_et_Louis_XV

  • Louis XV est en compagnie de la marquise quand il apprend que la première dauphine Marie-Thérèse-Raphaëlle d’Espagne est morte en accouchant. Il apprend ensuite que l’enfant est une fille. Ce passage du téléfilm est truffé d’erreurs (minimes certes) : le roi n’est pas avec Jeanne-Antoinette lors de la naissance. Au contraire, il ne plaint que sa belle-fille n’accouche pas assez vite car il voudrait bien rejoindre la marquise de Pompadour. Il aurait même dit « je préférais que la dauphine accouche d’une fille pourvu que ce soit maintenant »». Il était donc parfaitement au courant du sexe de l’enfant. La dauphine a accouchée de la petite Marie-Thérèse le 19 juillet 1746 mais n’est pas morte immédiatement comme c’est le cas dans le téléfilm : la dauphine meurt des suites de l’accouchement le 22 juillet 1746.

Les oublis (je conçois cependant qu’on manque toujours de temps dans un téléfilm pour en dire autant que dans un la_marquise_et_sa_couinelivre) :

• La jeunesse et la vie de couple de Jeanne-Antoinette ne sont pas évoquées.

• La fille du dauphin et de sa première épouse n’est plus évoquée après l’annonce de sa naissance.

• On ne sait pas ce que devient Elisabeth, la cousine de la marquise après son arrestation.

Pour l'info, Mademoiselle de Morphise apparaît bien dans le téléfilm.

Une biographie de la  marquise de Pompadour sera disponible prochainement.

La cousine de la marquise de Pompadour, Elisabeth de Brunoy est restée inconnue de l'histoire....dans le téléfilm, elle est la seule à pouvoir payer pour la mort de l'enfant du roi et de Jeanne.  Ne réaparaissant pas à la cour, elle a probablement été exilée à vie ou emprisonnée.  Plus personne ne s'est apparemment soucié d'elle par la suite.

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19 octobre 2006

Telefilm sur la marquise de Pompadour

Cette semaine, France 2 a diffusé "Jeanne Poisson, marquise de Pompadour". Voici les erreurs que j'ai pu remarquer la_marquise_et_le_roidans le téléfilm :

Dans la première partie :

• Louis XV dit à son épouse Marie Leszczynska qu'après la naissance de Madame Dernière, elle lui a fermé la porte de sa chambre. On en déduit donc que c’est la reine qui n’a plus voulu coucher avec le roi. Grosse erreur ! Premièrement Louise-Marie de France née en 1737 n’a jamais été titré Madame Dernière ( le jour de l’accouchement, un témoin a juste raconté que le roi déçu de ne pas avoir eu de fils aurait dit qu’il appellerait sa fille de la sorte ce qui ne fut en réalité pas le cas) mais Madame Septième. Deuxièmement, si Louis XV l’avait titré Madame Dernière, c’est qu’il savait dés cette date que la reine n’aurait plus d’enfant donc c’est lui qui n’aurait plus voulu partager le lit commun ! Troisièmement, la reine n’a pas refusé sa couche à Louis XV après la naissance de Louise-Marie en 1737 car elle fait une fausse-couche en 1738. Quatrièmement, ce n’est pas de son plein gré qu’elle a refusé de coucher avec son époux par la suite : après la fausse-couche de 1738 les médecins ont dit à Marie Leszczynska qu’une grossesse de plus était un danger de mort pour elle. A partir de là, la reine eut-elle le choix ?

• Sur son lit de mort, Madame Henriette demande à Louis XV de renvoyer la marquise de Pompadour. Or, la fille du roi n’a jamais demandé une telle chose à son père avant de mourir.

Dans la seconde partie :

• Louis XV ne partage plus le lit de la marquise depuis 1750 voir 1751. Comment se fait-il donc que dans le téléfilm en 1752 Jeanne-Antoinette soit enceinte du roi ? D'autant que la marquis n'a fait que des fausses-couches entreJeanne_de_Pompadour 1746 et 1749). Je n’ai jamais non plus entendu d’empoisonnement sur la marquise afin de la tuer elle et son enfant (surtout quand on sait que le dauphin était fort pieux, je l'imagine mal tremper dans un complot d'empoisonnement). De même, le téléfilm montre la marquise qui accouche avant terme d’un fils du roi car elle a été empoisonnée. Or, si la marquis fut parfois enceinte, elle fit ses fausses-couches trop tôt pour pouvoir determiner le sexe de l'enfant.

• On voit la dauphine Marie-Josèphe de Saxe accoucher d’un garçon, le duc de Berry (nous sommes donc en 1754). Louis XV parle de l’enfant comme de son héritier et lui remet le cordon bleu. Or, le cordon bleu ne doit être remis qu’au premier né….qui n’est pas le duc de Berry (même si ce dernier deviendra Louis XVI). En 1751, la dauphine a déjà mis au monde un premier fils le duc de Bourgogne qui vit toujours en 1754 alors pourquoi parler du duc de Berry comme de l’héritier du trône ?

• Erreur encore, le prénom que Louis XV donne au duc de Berry. Louis XVI a reçu comme prénom de baptême Louis-Auguste. Or dans le téléfilm, le roi nomme son petit-fils Louis-Xavier-Philippe et aucun de ses petits-fils n’a porté ce prénom composé.

Téléfim divertissant mais un peu trop romancé avec des fautes historiques. En revanche, lers acteurs jouent merveilleusement bien !

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17 octobre 2006

Selection Octobre

Le 2 novembre dernier nous fêtions le 250è anniversaire de la reine Marie-Antoinette. Durant l’année 2005-2006, pour l’occasion, les livres sur l’épouse de Louis XVI se sont multipliés, des reportages sur la reine guillotinée ont été diffusés et Sofia Coppa a même réalisé un film sur Marie-Antoinette. Ce mois-ci donc, quelques ouvrages sur la reine :

les_liaisons_dangereuses_de_la_reine

« Marie-Antoinette : les dangereuses liaisons de la reine »  de Michel de Decker paru le 3 novembre 2005. Biographie quelque peu ironique de la reine où l’on tente de savoir si Marie-Antoinette ne fut qu’une victime ou une reine frivole, quelles liaisons, rencontres lui ont été bénéfiques ou l’ont conduite à l’échafaud.  une_reine_brisee

« Marie-Antoinette, une reine brisée » de Annie Duprat paru le 20 avril 2006. Ce n’est pas une biographie de la reine mais plutôt un ouvrage qui livre les clefs de l’impopularité de Marie-Antoinette. Que lui a-t-on reprochait ? Comment la presse de l’époque l’a mise à mal ? Pourquoi une reine tant détestée est aujourd’hui réhabilité ?  Réponse aux fils des pages.

Marie_Antoinette« Marie-Antoinette » d’André Castelot paru le 4 mai 2006. Dernière réédition de la version de 1953, l’ouvrage doit être  constamment  réédité et raison de la forte demande. Magnifique livre sur la reine, il est considéré comme l’un des best-sellers des biographies. A lire absolument !

14 octobre 2006

Nicolas-Henri, fils d'Henri IV

Le 13 avril 1607, Marie de Médicis accouche d’un second fils titré duc d’Orléans. La veille, avant d’aller se coucher, le Henri_IV_et_ses_enfantsjeune Dauphin Louis (futur Louis XIII) qui n’avait pas 6 ans avait déclaré que « si la reine lui faisait un petit frère, il ferait tirer son canon » ! Le dauphin adorera son petit frère qui ne jouit malheureusement pas d’une bonne santé. Henri IV qui aime ses enfants prendra l’habitude de jouer le destrier et de porter sur son dos le dauphin et le duc d’Orléans. Le 15 novembre 1611, Louis XIII apprend que son frère est victime d’une maladie probablement mortelle. Il faut dire que l’enfant est chétif et est « doué d’une tête énorme sur un corps de squelette ». En raison de sa mauvaise constitution, le petit duc d’Orléans est constamment souffrant. Le petit roi demande à tout le monde ce qu’il pourrait faire pour sauver le jeune prince. On luiNicolas conseil de prier pour l’âme de son petit frère. Le duc d’Orléans s’éteint le 17 novembre à l’âge de 4 ans d’une crise d’épilepsie. A la naissance, il avait été ondoyé mais n’avait pas été baptisé avant de mourir. Il aurait porté les prénoms de Nicolas-Henri. D’après certains, les membres de sa famille s’étaient déjà habitué à l’appeler Nicolas de France. Le titre de duc d’Orléans passa au second frère de Louis XIII, Gaston de France jusque là duc d’Anjou. Le roi montrera beaucoup de chagrin en apprenant la disparition de son jeune frère. Un frère disparu que le nouveau duc d’Orléans n’égalera jamais dans le cœur de Louis XIII.

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08 octobre 2006

Les épouses de Charlemagne

Himiltrude :

En 767,  Pépin III le Bref arrange le mariage de son fils Charles –que nous connaissons mieux sou le nom de Charlemagne- avec Himiltrude. Cette princesse dont on ignore presque tout était peut être la fille d’un comte de Bourgogne. En 768, Himiltrude devient reine de par la mort de Pépin le Bref et de la montée sur le trône de son époux Charles Ier. La reine donna deux enfants à Charlemagne : un fils Pépin le Bossu et une fille Amaudru qui épousa un comte de Paris. En 769, Himiltrude se voit répudiée au profit de Désirée, fille du roi des Lombards. La mère de Charlemagne, Bertrade de Laon a en effet besoin de ce mariage pour sa politique extérieure. Charlemagne envoie donc Himiltrude dans un couvent où elle finira ses jours.

Désirée de Lombardie :

Sitôt Himiltrude répudiée, Charlemagne entreprend les négociations pour conclure son mariage avec la fille du roi des Lombards Didier Ier. Désirée est née vers 747 et épouse Charlemagne le 25 décembre 770. Désirée est une princesse de sang  royal et un parti bien plus prestigieux que ne pouvait l’être la pauvre Himiltrude. En 771, le frère de Charlemagne, Carloman meurt laissant tout le royaume à son aîné. C’est à cette date que Charlemagne décide de répudier Désirée qui n’a jamais aimé et dont il n’a eu aucun enfant. La reine des Francs est renvoyée dans sa famille. Charlemagne a prétexté de la stérilité de Désirée pour pouvoir la renvoyer. En fait, le roi des francs est tout simplement tombé amoureux d’une jeune fille de 13 ans. Désirée mourut en 776. 

Hildegarde de Vintzgau :

Hildegarde a 13 ans lorsque Charlemagne la remarque. Née en 757, elle est la fille de Gérold Ier comte de Vintzgau et d’Emma d’Alémanie. Parmi ses ancêtres, elle compte un roi Mérovingien : Thierry III. En 772, Charlemagne épouse la jolie Hildegarde à Aix-la-Chapelle. Aimée par son époux et très féconde, Hildegarde met au monde de nombreux enfants dont des jumeaux :

-         Charles (772-811)

-         Adélaïde (773-774)

-         Rotrude (775-810)

-         Pépin (777-810)

-         Louis Ier (778-840) et Lothaire (778-779)

-         Berthe (779-823)

-         Gisèle (781-814)

-         Hildegarde (782-783)

Epuisée par ses grossesses –surtout par celle des jumeaux Louis et Lothaire suite à laquelle elle a  failli mourir durant l'accouchement- la reine ne se remet pas de son dernier accouchement et décède prématurément à Thionville le 26 avril 783 à l’âge de 26 ans. Charlemagne pleurera sincèrement cette épouse  ainsi que le peuple car Hildegarde passe pour être une bonne reine.

Fastrade de Franconie :

Née vers 765, Fastrade, fille de Raoul comte de Franconie, épouse Charlemagne à Worms deux mois après la mort de la reine Hildegarde. Fastrade passe pour être une reine orgueilleuse et cruelle : elle aurait poussé son époux à s’acharner sur les Saxons et exigé la mort du fils de Charlemagne Pépin le Bossu qui complotait contre lui ainsi que de sa première épouse Himiltrude –qui elle n’avait rien fait. Charlemagne fit juste exécuter les partisans de son fils et enferma ce dernier dans un monastère. On ne peut affirmer que Fastrade ait vraiment eu un rôle politique ou un poids dans les décisions de Charlemagne.  Fastrade dû souffrir des infidélités de son époux mais lui donna quand même deux filles : Théodrade (785-844) et Hiltrude (787-ap 814) qui deviendront abbesses. Fastrade mourut à Francfort en 794. Elle fut enterrée dans la cathédrale de Mayence.

Liutgarde d’Alémanie :

Née vers 776, Liutgarde est la fille d’Hiltrude de Wormsgaü et de Liutfried II d’Alsace. En 794, elle devient la cinquième épouse de Charlemagne. Contrairement à Fastrade, on la dit belle, vertueuse, raffinée et généreuse. Discrète, la reine n’intervient pas dans la politique de Charlemagne et s’occupe de l’épanouissement culturel d’Aix-la-Chapelle. Liutgarde ne donne pas d’enfants à Charlemagne et meurt en mars 800 à Thionville quelques mois avant le couronnement impérial de Charlemagne.

Gerswinde de Saxe :

Née vers 782, Gerwsinde est la fille de Wittikind, roi des Saxons. Charlemagne qui combat son peuple l’épouse en 808 après la mort de son père. Le roi des francs a alors 66 ans. Gerwsinde est la seule femme de Charlemagne à être impératrice d’Occident puisque Charlemagne est empereur depuis le 25 décembre 800. Elle donna une fille à son époux, prénommée Adeltrude. La dernière épouse de Charlemagne ne joua aucun rôle politique. A la mort de ce dernier en 814, Gewsinde disparaît du devant de la scène car elle n’est pas la mère du nouveau roi Louis Ier (fils d’Hildegarde) pour mourir vers 829.

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07 octobre 2006

La petite reine de Louis XV

Le 21 octobre 1737 à Rouen, Mme O’Murphy, épouse de Daniel O’ Murphy, met au monde une petite fille baptisée Marie-Louise. L’enfant passe son enfance au couvent où elle apprend « les manière du monde » puis elle revient dans sa famille aristocratique quoique point fort aisée. Marie-Louise ne semble pas être destinée à avoir une place importanteMarie_Louise dans l’histoire de France. La seule fortune de Marie-Louise reste sa beauté. On la dit jolie, fine, enjouée, blonde (ou brune selon les témoignages) bref, elle plait. En 1752, Mademoiselle O’Murphy rencontre Lebel, valet de chambre du roi Louis XV. Il semble bien que les mérites physiques de la jeune Marie-Louise aient couru jusqu’ à Versailles. Il faut dire que la même année, le peintre François Boucher avait fait de la belle demoiselle un magnifique portrait qui mettait bien en lumière la beauté de Marie-Louise. C’est donc à partir de 1752 que Marie-Louise O’Murphy, 15 ans –que tout le monde nomme désormais « la belle Morphise »- devient la maîtresse de Louis XV qui fut conquis par sa beauté, sa jeunesse et sa naïveté. Pas si naïve que cela pourtant notre Marie-Louise : outre son talent de musicienne, elle influence Louis XV et lui ouvre les yeux sur l’avancée du mouvement philosophique orchestré par Voltaire. Maîtresse oui mais pas favorite en titre pour autant. En effet, la marquise de Pompadour tient toujours cette place à la cour de Versailles même si depuis 1750, elle ne partage plus le lit du Bien-Aimé. Jeanne-Antoinette de Pompadour est désormais l’amie de Sa Majesté mais entend conserver sa place privilégiée à la cour. Ainsi, c’est elle qui choisi les maîtresses du roi et veille à ce que Louis XV s’en lasse rapidement. La marquise craint en effet qu’une nouvelle favorite ne la fasse chasser du palais. Or, cette fois, Jeanne-Antoinette n’a Marie_Louise_O_Murphypas choisi la belle Morphise. Le roi est allé la chercher lui-même sans la consulter. Le monarque tient à rester discret et installe Marie-Louise au parc aux cerfs (notre actuel Quartier Saint-Louis). La jeune femme a à sa disposition deux cheveux et une voiture pour la conduire au palais lorsque le roi la réclame. Parfois, c’est lui qui se déplace de nuit jusque chez le belle Morphise. Louis XV ne semble pas envisager d’en faire une nouvelle favorite officielle. Pour parler de sa petite maîtresse en public, Louis XV utilise le terme de « Sirette » le féminin de « Sire ». Ceux qui connaissaient la liaison du souverain en déduisaient bien que Marie-Louise O’Murphy était devenue la petite reine de Louis XV. Le 20 juin 1754, Marie-Louise met au monde une fille, Agathe-Louise de Saint-Antoine de Saint-André. Cette naissance conforte la position de la jeune mère et Mlle O’Murphy se voit déjà déclarée maîtresse en titre. D’ailleurs, le roi semble de plus en plus épris d’elle. Marie-Louise fini par exiger de son royal amant qu’il l’installe à Versailles et renvoie la marquise de Pompadour qu’elle surnomme « la vieille ». Cela déplait beaucoup à Louis XV qui n’envisage pas du tout de se séparer de la marquise. Marie-Louise va jusqu’à s’allier avec le clan anti-Mme de Pompadour, ce qui la perd aux yeux du roi. En 1755, la belle Morphise doit épouser, selon les vœux de Louis XV, Jacques de Beaufranchet d'Ayat, officier du régiment de Beauvais. La belleMademoiselle_de_Morphise Mophise partait avec 20.000 livres de dot et 1000 livres de bijoux. Marie-Louise ne reverra plus le roi à qui elle a voulu imposer trop tôt ses exigences. Son époux décède le 5 novembre 1757 à la bataille de Rossbach. Le 22 novembre, Marie-Louise accouche d’un fils, Louis-Charles-Antoine comte de Beaufranchet (mort en 1812). A 20 ans, le jolie veuve ne compte pas rester seule et se remarie en 1759 avec François le Normand comte de Flaghac. De cette union naquit une fille, Marguerite en 1768. En 1783, Marie-Louise était de nouveau veuve et convola en troisième noces en 1795 avec Louis-Philippe Dupont dont elle divorça en 1797. La petite reine de Louis le Bien-Aimé mourut à Paris le 11 décembre 1814 à l’âge de 77 ans. Sa royale fille, Agathe-Louise avait épousé en 1773 René-Jean-Mans de La Tour du Pin. Elle décéda le 2 septembre 1774 à peine âgée de 20 ans.

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06 octobre 2006

Les reines Mérovingiennes et Carolingiennes arrivent bientôt

Bientôt, vous pourrez découvrir une nouvelle rubrique sur...les reines des temps anciens. En effet, dans "Histoire des Reines" sont évoquées les souveraines d'Europe du temps du Moyen-Age, de la Renaissance et des temps modernes. Mais qui se souvient encore des reines du passé ? Elles ont souvent étaient oubliées n'ayant pas joué de grands rôles mais cependant, certaines se sont démarquées, ont eu une influence sur un roi, dans le royaume. Cette nouvelle catégorie traitera donc de ses rares reines ont l'histoire se souvient encore, de quelques reines mérovingiennes et caroloingiennes. Bonne lecture !

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05 octobre 2006

Comment Victoria devint reine d'Angleterre

CharlotteLe règne de Victoria Ire est connu de tous. D’abord princesse de Hanovre, elle devient en 1837 reine d’Angleterre et d’Irlande alors qu’elle n’a que 18 ans. En 1876, Victoria devient impératrice des Indes. Son règne s’éternise jusqu’en 1901. A cette date, la reine est devenue la grand-mère de l’Europe ayant des descendants dans toutes les cours européennes et même en Russie. Mais le plus surprenant, c’est l’arrivée de cette  reine sur le trône d’Angleterre, un trône dont elle n’aurait jamais dû hériter étant loin sur la liste des prétendants. Nous sommes en 1796. Georges III règne sur l’Angleterre. Son fils aîné le prince Georges vient d’avoir une fille de son épouse Caroline-Elisabeth Welf. Unique enfant de cette union, la princesse prénommée Charlotte est donc héritière de la couronne après son père. En 1816, Charlotte épouse Léopold de Saxe-Cobourg. Le 6 novembre 1817, la princesse meurt après l’accouchement d’un fils mort-né. La mort de Charlotte pose un problème important dans la famille. Qui héritera de la couronne une fois le prince Georges mort ? Le second fils de Georges III, Frédérique-Auguste duc d’York n’a pas eu d’enfant de son épouse Frederica de Saxe. Le troisième Williams duc de VictoriaClarence épouse en 1819 la jeune Adélaïde de Saxe. L’année précédente, en 1818, le quatrième fils de Georges III, Edouard-Auguste duc de Kent avait pris pour épouse Victoire-Marie-Louise de Saxe-Cobourg. S’ensuit une course contre la montre : en 1820, Georges III meurt et le prince de Galles devint Georges IV. Lorsqu’il trépasse en 1830, son frère le duc d’York est mort depuis trois ans sans laisser d’enfants. La couronne passe donc au troisième fils de Georges III : le duc de Clarence désormais Williams IV. La ravissante Adélaïde n’a su mener a terme que deux grossesses qui ont donné deux filles : Charlotte en 1819 puis Elisabeth en 1820. Hélas la première est morte-née, la seconde disparaît à deux mois. L’héritier suivante est donc –ou plutôt était donc- le duc de Kent, quatrième fils de Georges III. Ce dernier est mort en janvier 1820 peu avant son père. Heureusement, il a eu le temps d’avoir de son épouse Victoire, une fillette née le 24 mai 1819 et baptisée Alexandrina-Victoria. Ainsi, lorsque Williams IV décède le 20 juin 1837, sa nièce, fille unique du défunt duc de Kent monte sur le trône sous le nom de Victoria Ire.

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