L'envers de l'Histoire

Comprendre l'Histoire simplement et intelligement

29 novembre 2006

Pauline

Napoléon Ier avait trois soeurs : Elisa, Pauline et Caroline. Tout le monde s'accorde pour dire que la belle Pauline était sa préférée.  Et il était une fois un père fou de Napoléon qui eu la bonne idée de prénommer sa fille...Pauline. Moi je l'ai rebaptisé Paulette ! On ne connaît depuis 1 ans 1/2 et c'est vraiment quelqu'un de super : à l'écoute, qui aime rire et aide toujours ses amis dans le besoin. Alors merci Pauline d'avoir croiser mon chemin !!!!

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26 novembre 2006

Qui était le chevalier d'Eon ?

Le 5 octobre 1728, Françoise de Charanton donne un enfant à son époux, Louis d'Éon de Beaumont –qui est directeurchevalier_d_Eon des domaines du roi. L’enfant est baptisé Charles-Geneviève-Louise-Auguste-Andrée-Thimothée. Chose étrange pour un garçon d’avoir trois prénoms masculins et trois féminins ! Car pour tout le monde, il s’agit bien d’un fils. Le jeune Charles-Geneviève commence ses études en 1743 à Tonnerre dans sa Bourgogne natale avant d’intégrer le collège Mazarin à Paris. Diplômé de droit en 1749, Charles-Geneviève devient avocat au Parlement de Paris. Remarqué par Louis XV après ses écrits « Considérations Historiques et Politiques », il est nommé censeur royal pour l’Histoire et les belles lettres. Parallèlement, le jeune d’Eon de Beaumont apprend l’escrime et devient un bon cavalier. En 1755, Louis-François Ier de Bourbon-Conti charge le chevalier d’Eon d’une mission secrète auprès de la Tsarine de Russie  Elisabeth Ire. La France souhaite une alliance avec la Russieet Charles-Geneviève a pour rôle de séduire et de gagner la confiance de la Tsarine. Afin qu’Elisabeth Ire se sente plus proche de son espion, le prince de Conti décide de travestir le chevalier d’Eon qui devient Mlle Lya de Beaumont. Gagnant la confiance  la Tsarine, Mlle de Beaumont devient l’une de ses intimes et sa lectrice. C’est à son retour en France que les gens commencent à se poser  des questions sur le chevalier : Charles-Geneviève a trop bien joué son rôle de femme pour n’être qu’un travesti. De plus, on ne connaît  au jeune Beaumont aucune amourette ni fiancée alors qu’il passe pour être un fort bel homme. Il s’appelle Charles certes mais également Geneviève ! De 1758 à 1760, le chevalier est de nouveau en Russie où il passe pour une femme. Il parcourt l’Europe pour mener à bien des missions confiées par Louis XV mais il est tantôt habillé en homme, tantôt en femme. A son retour à Paris en 1760, Charles-Geneviève devient capitaine des Dragons et reçoit la croix du Saint-Esprit. Durant deux ans, il s’illustre au combat et les rumeurs sur sa féminité cessent : une femme ne peut se battre de la sorte et recevoir des commandements de la part du roi. En 1762, le chevalier d’Eon quitte l’armée pour reprendre son rôle d’agent secret en Angleterre à Londres où il travaille pour la politique de Louis XV. Selon les intrigues qu’il doit mener, le chevalier d’Eon se présente en homme ou en femme. Les anglais, perplexes face à cet étrange chevalier d’Eon  se mettent à parier sur son sexe si bien qu’en 1771, le montant parié atteint 300.000 livresMlle__Eon_Beaumont sterling ! Louis XV demande alors en 1774 à Charles-Geneviève de mettre un terme aux rumeurs et de déclarer s’il est un homme ou une jolie demoiselle. Le chevalier signe alors une proclamation dans laquelle il annonce être de sexe féminin. Cette constatation est établie et approuvée par plusieurs médecins. Dés lors, le roi ordonne à Charles-Geneviève de conserver ses vêtements féminins et de ne plus apparaître travesti en homme. Le chevalier d’Eon devient donc officiellement Mlle d’Eon. Il aura fallu des négociations de quatorze mois pour faire admettre au chevalier son sexe moyennant une rente. Etant une femme, Charles-Geneviève n’a plus accès à l’armée, aux affaires politiques et à la diplomatie. Devenant inactive, la jeune femme demande à Louis XV la permission de pouvoir à nouveau porter des vêtements d’hommes. Louis XV n’a pas envie que Mlle d’Eon de Beaumont soit de nouveau au milieu des rumeurs concernant son sexe et refuse. Après la mort de Louis XV, Mlle d’Eon de Beaumont renouvelle sa requête auprès de Louis XVI. C’est ainsi qu’en 1777, vêtue de son uniforme de capitaine des dragons, Charles-Geneviève supplie le roi de lui permettre d’user de nouveau de sa personnalité masculine. Mais Louis XVI soutenu par son ministre Maurepas campe sur les positions de son prédécesseur. Après un exil en Tonnerre, Charles-Geneviève repart pour Londres en 1785 où elle mène une vie de lady avant de perdre sa rente octroyé par le roi de France. Même après la révolution française et la mort de Louis XVI, la vieille Mlle d’Eon de Beaumont ne reprendra pas l’habit d’homme, sans doute résignée à être ce qu’elle a toujours été : une femme. Son père, déçu de ne pas avoir eu de fils avait-il dés la naissance de la petite Charles-Geneviève fait de sa fille un garçon ?  Cette hypothèse est retenue et on imagine que Mlle d’Eon qui avait été habituée et élevée en tant qu’homme avait voulu revenir à cette personnalité après 1774. Le 21 mai 1810, l’ex chevalier d’Eon s’éteint. Oubliée de tous, Charles-Geneviève était morte dans la misère. Lors de la toilette funéraire, les médecins et une quinzaine de personnes s’aperçoivent que la vieille dame était en fait…un homme ! Retournement incroyable de situation ! En 1774, le chevalier d’Eon avait pourtant affirmé être une femme et plusieurs médecins avaient confirmé ses dires. Pourquoi donc Charles-Geneviève a-t-il accepté d’être une femme durant quarante années ? Louis XV et Louis XVI étaient-ils aule_chevalier_d__Eon courant que Mlle d’Eon était en fait de sexe masculin ? Dans ce cas, pourquoi ont-ils refusé qu’elle redevienne un homme ? Après la mort de Louis XVI, pourquoi donc le chevalier d’Eon n’a-t-il pas reprit sa véritable identité ? Le 23 mai, un des membres de la faculté d’Angleterre déclara : « Par la présente, je certifie que j'ai examiné et disséqué le corps du chevalier d'Éon et que j'ai trouvé sur ce corps les organes mâles de la génération parfaitement formés sous tous les rapports ». Mais qui sait….si ces quelques personnes présentes autour de la dépouille de Charles-Geneviève s’étaient mises d’accord pour affirmer qu’il était un homme alors que c’était en réalité une femme ? Car pourquoi le chevalier d’Eon aurait-il menti sur son sexe féminin ? Le mystère demeure…

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20 novembre 2006

Selection Novembre

Ce mois-ci, les livres qui ont inspiré des films :

c_etait_marie_antoinette« C’était Marie-Antoinette » d’Evelyne Lever a inspiré le film de Sofia Coppola « Marie-Antoinette ». Et oui, contrairement à ce que beaucoup pensent, ce n’est pas l’ouvrage d’Antonia Fraser qui fut choisi en premier !  Sofia Coppola a été séduite par le livre d’Evelyne Lever dont elle a acheté les droits deux fois.  Seulement, les américains voulaient une reine plus hollywoodienne. Par gagné ! En effet, dans le film, on ne voit qu’une Marie-Antoinette qui profite de la vie, mange des pâtisseries et boit du champagne et compagnie des hommes ! Selon Evelyne Lever, il aurait fallu montrer  l’évolution de la reine car dans le film de son adolescence à la Révolution, elle reste la même petite fille capricieuse.  Paru le 3 mai 2006. madame_de_pompadour

             Le film « Jeanne Poisson, marquise de Pompadour » est inspiré de cet  autre ouvrage d’Evelyne Lever. De sa naissance à sa mort à Versailles, Evelyne Lever donne une fidèle image de Mme de Pompadour. Paru le 29 août 2006.

16 novembre 2006

Lothaire contre Hugues Capet

lothaireLe 10 septembre 954, Louis IV d’Outremer meurt. Depuis Charles II le Chauve (823-877), le royaume n’a pas connu de querelle pour l’héritage : Charles II n’a laissé qu’un fils à sa mort, Louis II le Bègue. Les fils aînés de ce dernier, Louis III et Carloman règnent ensemble car ils sont jeunes. Morts sans descendance, leur petite frère Charles III prend la couronne. Il ne laisse qu’un fils : Louis IV d’Outremer. Mais lorsque ce dernier décède, il a deux fils : Lothaire et Charles. Sous Louis IV, le principe du droit d’ainesse s’est développé. Ainsi, le roi a prévu qu’à sa disparition, son fils aîné Lothaire prenne le pouvoir et ne prévoit rien pour le second, Charles. Hugues le Grand se montre cette fois soumit à son nouveau roi qui n’a que 13 ans et dont il a favorisé la montée sur le trône. La mère du roi, Gerberge de Saxe se méfie du duc des Francs mais celui-ci semble s’être calmé. Tactique ? En tout cas, Hugues le Grand ne cherche pas à prendre le pouvoir de Lothaire, ce qui lui fait gagner sa confiance et donc de l’influence sur le jeune roi. Il y gagne l’Aquitaine. En 956, le duc des Francs meurt. Son fils aîné Hugues Capet est du même âge que Lothaire et ne semble pas aussi ambitieux et avide de pouvoir que son défunt père. Le nouveau duc des francs n’est pas prêt à prendre en charge la gestion du patrimoine des Robertiens. Pourtant, Lothaire comprendra un jour qu’il doit se méfier d’Hugues Capet qui cependant reste un appuie précieux et un vassal correct. Ce dernier possède la Bourgogne et entend y être le maître. Durant son règne, Lothaire est influencé par sa mère Gerberge et par son oncle Brunon duc de Lorraine et archevêque de Cologne. Gerberge et Brunon étant sœur et frère d’Otton Ier, autant dire que c’est le roi de Germanie qui dirige les affaire de la France. En 969, la reine Gerberge meurt et le roi de France perd avec sa mère sa plus fidèle conseillère. Désormais sous la protection de Brunon, Lothaire n’est pas le seul dans ce cas : en effet, l’autre sœur d’Otton, Edwige, est la mère d’Hugues Capet et Otton Ier met également son neveu et son jeune frère Eudes-Henri sous la tutelle de Brunon. Hugues Capet s’impose difficilement –si on  le nomme Capet c’est parce que Hugues portait souvent une cape- et doit bientôt céder la Bourgogne à son frère cadet. Lothaire a également  des ennuis avec son frère : Charles à la Lotharingie et refuse de la rendre à son aîné. Otton Ier meurt en 973, son fils Otton II lui succède. Le frère de Lothaire devenu duc de Basse-Lorraine en 977 s’allie avec hugues_duc_des_francsson cousin roi de Germanie contre le roi de France. En 978, la guerre éclate entre Lothaire et Otton II pour la Lotharingie. Le roi de France demande de l’aide à Hugues Capet pour repousser l’invasion dans son royaume. En effet, après l’expédition de Lothaire contre Aix-la-Chapelle, Otton attaque Paris et le roi de France est trahi par l’archevêque de Reims, Adalbéron, qui s’est rallié au roi de Germanie qui veut rétablir l’empire. Avec l’aide de son frère Eudes-Henri, le duc des Francs parvient à repousser les troupes d’Otton II. Cette victoire contribue au prestige du Robertien et facilite l’ascension d’Hugues Capet. Charles de Basse-Lorraine, allié d’Otton s’était fait couronner roi par l’évêque de Metz. Devant la victoire de Lothaire, il doit prendre la fuite. Le roi de France prend des dispositions avec Hugues Capet pour que son fils Louis lui succède : le futur Louis V est couronné roi à Compiègne le 8 juin 979, ce qui écarte Charles de Basse-Lorraine du trône. Lothaire organise ensuite dans le dos du duc des Francs des négociations avec Otton II, ce qui rend Hugues Capet furieux lorsqu’il l’apprend. Le duc s’allie alors secrètement avec le roi de Germanie et commence à représenter une menace pour le roi si bien qu’un moment, Lothaire envisage de faire capturer Hugues. On dira bientôt « le roi Lothaire n’est le premier en France que par le titre ; Hugues Capet l’est, non par le titre mais par ses faits et gestes ». A la mort d’Otton II en 983, Lothaire envisage de prendre sous sa tutelle le jeune Otton III. Seulement l’impératrice Théophano, régente de Germanie s’y oppose farouchement. Le roi de France s’allie donc avec un cousin d’Otton III, Henri de Bavière et s’attaque aux lorrains. L’affaire se passe mal et Lothaire s’enlise dans un conflit pour l’archevêché de Verdun. Il y perd de sa puissance et Hugues Capet se détourne de lui.  Lothaire meurt le 2 mars 986 sans avoir réussi à reprendre la Lorraine à son frère et Otton III. De son épouse Emma d’Arles il lui reste un fils Louis V.

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12 novembre 2006

Les mises a jour attirent

Je me suis rendue compte que les nouveaux visiteurs comme les habitués parcourent plus la page d'accueil que les autres. Certains articles déjà en ligne depuis longtemps étaient délaissés pour être fréquamment visités suite à quelques mises à jour ( comme celui sur Isabelle de Bourbon-Parme). Je rapelle donc que le site contient 148 articles dans diverses catégories rangées par thèmes. Pour consulter tous les messages selon leur thèmes, vous n'avez qu'à cliquer dessus ("Favorites Royales", "Histoire des Rois"....)

Bonne lecture et merci de votre fidélité !

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10 novembre 2006

Isabelle de Bourbon-Parme, petite-fille de Louis XV

Isabelle_de_Bourbon_ParmeIsabelle-Marie-Louise-Antoinette née le 31 décembre 1741 et a pour parents Marie-Louise-Elisabeth de France (fille de Louis XV) et Philippe de Bourbon-Espagne (fils de Philippe V) Durant son enfance peu heureuse car privé d'amour de la part de sa mère (Madame Infante a eu sa fille à 13 ans et n'a jamais eu pour elle d'amour maternelle), Isabelle rédigea "Remarques politiques et militaires" ainsi que plusieurs textes sur l'éducation des enfants. Elle paraît en avance sur son temps. Elle aime aussi beaucoup la peinture et fait des copies des œuvres célèbres telles que "la charité Romaine". Plus tard, Isabelle rédigera "vues sur le commerce" et "Observations sur les prussiens". Elle composa énormément sur la politique, la philosophie, la religion et le féminisme. Isabelle avait la particularité de s'intéresser à tout même aux domaines tels que l’armée d'ordinaire réservée aux hommes.
L'année 1751 lui donne un frère, Ferdinand et une sœur Marie-Louise dont elle s'occupera comme une mère tandis que Madame Infante s'en retourne en France voir sa famille.
Louis XV parvint à fiancer sa petite-fille au futur empereur d'Autriche, Joseph, fils de l'impératrice Marie-Thérèse et Isabelle_et_sa_mere_Elisabeth_de_Francefrère de Marie-Antoinette. Si sa mère, Madame Infante est au départ ravie de cette union, elle en est par la suite jalouse. Jalouse parce que sa fille va faire un mariage bien plus prestigieux que le sien. Et fait, il semble que Madame Elisabeth fut toujours envieuse de sa fille aînée. En Autriche, l'Empereur François-Etienne est en revanche opposé au mariage avec la France car ce pays lui a pris jadis la Lorraine. Marie-Thérèse parviendra à le faire plier. Le 6 octobre 1760, Isabelle-Marie-Louise-Antoinette de Bourbon-Parme épouse Joseph de Habsbourg. Bien vite, Isabelle est déçue de son époux. Joseph est de nature assez timide, renfermé et se croit plus intelligent que tout le monde. Isabelle parviendra néanmoins à acquérir sa confiance en se pliant à lui en épouse soumise, en le conseillant et surtout en lui faisant croire qu'il était plus intelligent qu'elle même. Dés lors, Joseph adorera sa femme. Isabelle a charmé l'empereur François-Etienne et Marie-Thérèse qui bientôt lui montre plus d'affection qu'à ses propre filles. Elle voit en Isabelle la future impératrice parfaite, intelligente, bonne et soumise à son mari. Toute la famille semble l'adorer sauf l'aînée des archiduchesses Marie-Anne qui de par la venue d'Isabelle perd son rang de première dame après Marie-Thérèse. Elle tentera toujours de faire du mal à Isabelle. En revanche, celle-ci s'entend fort bien avec la fille préférée de l'impératrice, Marie-Christine qu'elle nommera toujours Mimi. Quant aux cadettes, Isabelle s'entend particulièrement bien avec la petite Jeanne-Gabrielle qui hélas décède à la fin de l'année 1762, causant un profond chagrin à la princesse.
Le rôle principe d'Isabelle est de donner un héritier à l'Autriche. D'ailleurs depuis qu'elle est mariée, Isabelle se dit allemande et a appris la langue de son époux en seulement trois mois et ce sans accent avant son départ pour l'Autriche.Isabelle
Pas de grossesse en vue avant fin 1761, ce qui a dans un premier temps contrarié Louis XV et Marie-Thérèse. Le 20 Mars 1762, Isabelle donne naissance à une fille prénommée Marie-Thérèse comme sa grand-mère. L'accouchement a été difficile et Isabelle a bien failli y laisser la vie. Joseph est fou de joie par cette naissance comme toute la famille impériale. Sauf encore une fois Marie-Anne car la petite Marie-Thérèse vient se classer entre elle et Isabelle. Marie-Anne y perd encore un rang. Si Isabelle a de grandes capacités intellectuelles, son état physique n'est pas au mieux. Certes, elle est très belle, peut être même plus que les filles de Marie-Thérèse. On dit qu'elle possède de très beaux yeux, des cheveux magnifiques, une fort belle bouche bien dessinée ainsi qu'une gorge et une silhouette " faite on ne peut pas mieux". En revanche, Isabelle supporte très mal le froid à l'inverse de Marie-Thérèse qui elle, laisse les fenêtres ouvertes même lorsqu' il neige. Isabelle doit également faire de nombreux déplacements car la famille impériale se déplace beaucoup de château en château.
A Vienne, on raffole de la chasse, ce que Isabelle n'aime guère mais qu'elle fini par suivre à cheval pour plaire sa famille adoptive. Tout cela fait qu'Isabelle n'a pas une bonne santé, est souvent en état de faiblesse et fait trois fausses-couches accompagnés d'une grande perte de sang dans les mois qui suivent la naissance de la petite Marie-Thérèse.

Infante_IsabellePeu avant d'arriver en Autriche, Isabelle avait reçu de Marie-Christine une lettre pleine de charmes qui l'assurait de son amitié. Isabelle qui avait toujours été privée de l'affection d'une mère ou d'une camarade de jeu du même âge qu'elle, nourrit donc pour sa belle-sœur une adoration avant même de l'avoir vu. A la cour de Vienne, personne n'ignorait qu’Isabelle et Marie-Christine étaient les meilleures amies du monde mais il semble que leur relation soit plus poussée que cela. En effet, Mimi a soigneusement gardé les lettres d'Isabelle toute sa vie. Personne ne fut au courant de son contenu dans la famille royale sauf peut être Joseph après la mort de son épouse. Il faut croire que les deux femmes se sont éprises l'une de l’autre. En effet, Isabelle s'adresse, dans ses lettes, à Marie-Christine par "mon cher ange", "divinités de mon cœur", "ma consolation" et les lettres sont parsemées de déclarations d'amours comme celle-ci "je vous aime à l'adoration et mon bonheur est de aimer et d'être assurée de vous". Il semble également que Mimi aime Isabelle. Elle reconnait à celle-ci de la bonté, de la générosité, de la compassion. Mimi écrira à Isabelle qu'elle a pour elle une tendresse et une amitié égales à celles qu’Isabelle a pour elle. D'autre part, Isabelle fait parfois des crises de jalousie à Mimi "Vous me faite des infidélités " (ici Isabelle reproche à Mimi d'avoir écrit à son frère Joseph !). Mais le caractère de Marie-Christine n'est pas celui d'Isabelle et bien qu'elle l'aime, Mimi est parfois de méchante humeur et se fâche pour un rien, brisant le cœur de sa belle-sœur qui lui écrit par la suite des lettres d’excuses.
On est bien forcé d'admettre qu'un caractère d’homosexualité féminine se déclare entre les deux princesses. Cela fait du mal à Isabelle mais la petite archiduchesse a été tellement  déçu de son époux. Elle pensait trouver un prince charmant, ce ne fut pas du tout la cas. Joseph ne supporte pas d'avoir tort mais comme je l'ai dit précédemment, Isabelle su conquérir la confiance de son époux. Lui, aimait cette femme qui avait su toucher le peuple autrichien par sa gentillesse et se louait d'avoir une pareille épouse qui le suivait partout et été aimée de tous. joseph_ii
Isabelle quant à elle songe qu'en aimant Mimi, elle se détourne de dieu et de ses devoirs d'épouse et commence bientôt a avoir des idées noires. Lorsque la jeune Jeanne-Gabrielle tombe malade et meurt en 1762, Isabelle écrit vivre sa propre mort. C'est alors que Isabelle déclare à Mimi que le ciel aurait la prendre elle plutôt que la petite archiduchesse. Dans ses lettres à Marie-Christine, Isabelle ne parle plus que de sa mort imminente, assure à Mimi qu'elle a peur de la voir mourir et qu'elle serait contente de partir avant. A chaque lettre, la future impératrice annonce à Mimi que c'est peut être la dernière fois qu'elle lui écrit avant son décès. Marie-Christine quant à elle se moque des dispositions funèbres de sa belle-sœur.
Le 19 novembre 1763, Isabelle, enceinte, est prise d'une forte fièvre. Le lendemain, on diagnostique la petite vérole. Marie-Thérèse qui ne l'a encore jamais eu quitte la chambre de sa belle-fille tandis que Joseph en mari aimant (à sa façon) ne quitte pas son épouse (il a déjà eu la maladie), son adorée Tya-Tya (surnom qu'il a donné à Isabelle). La princesse met au monde une minuscule petite fille baptisée en toute hâte Christine. Elle ne vivra pas deux heures. Isabelle décéde, son mari auprès d'elle, le 27 novembre tuée par la petite vérole et peut être également par un dernier accouchement éprouvant.
marie_christineJoseph est effondré et s’apitoie sur son sort "il n'y a jamais eu, il n'y aura jamais une telle princesse ni une telle femme et moi j'ai possédé ce trésor et je le perds à 22 ans". Il parle ensuite de son "malheureux métier" qui lui donne obligation de se remarier pour avoir un fils. Marie-Christine, fort malheureuse d'avoir perdu sa bien aimée en parle ainsi : "j'ai perdu l'amie la meilleure et la plus vrai, cette femme était douée de toutes les vertus, elle a vécu et mourut comme un ange". Personne ne regretta Isabelle comme Marie-Christine qui fut en deuil durant des mois. Toute sa vie, elle se servit d'une livre de prières avec le portrait d'Isabelle sur le dessus. Elle garda secrètement avec elle toutes les lettres d'Isabelle qu'elle confia à son époux à sa mort. Mimi veilla toujours sur la fille d'Isabelle, la petite Marie-Thérèse.
Joseph avait décidé de rester fidèle à Isabelle mais l'impératrice décida de le remarier avec Maria-Josépha-Antoinette -dite Josèpha- de Bavière en 1765marie_therese mais l'union resta stérile et Joseph boudait en permanence sa nouvelle épouse, trop attachée au souvenir de la première. Josépha mourut en 1767 de la petite vérole elle aussi, veillée par Marie-Thérèse (qui l'attrapa aussi) parce que Joseph refusait de voir sa nouvelle épouse. Joseph était tout particulièrement attaché à sa fille Marie-Thérèse également adorée par sa grand-mère. Elle lui rappelait Isabelle et était le seul lien qui l'unissait encore à elle. Hélas, Marie-Thérèse fut prise d'une forte fièvre. Elle n'acceptait nourriture et médicaments que de son père qui ne quittait pas son chevet tout comme Marie-Christine. La petite archiduchesse mourut le 23 janvier 1770, elle n'avait pas 8 ans. Dés lors, Joseph se retira dans l'ombre, devenant distant avec tout le monde, cultivant jusqu'à son dernier jour la mémoire d'Isabelle.

pour en savoir plus : "Isabelle de Bourbon-Parme, la princesse et la mort" de Ernest Sanger

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04 novembre 2006

Jeanne de Pompadour : la favorite qui fut ministre de Louis XV

Jeanne_Antoinette_de_pompadourFille de Louise-Madeleine de la Motte et officiellement de François Poisson, la petite Jeanne-Antoinette née à Paris le 29 décembre 1721. D’une grande beauté, sa mère aurait multiplié les liaisons amoureuses. L’absence prolongée de François Poisson, qui s’éloignait souvent pour ses affaires – il était commis de banques- à l’époque de la conception de Jeanne-Antoinette rend peu plausible sa paternité. Le père biologique de Mademoiselle Poisson est sans doute soit Pâris de Marmontel soit –et plus probablement- le financier Charles-François-Paul Le Normant de Tournehem qui montra toute sa vie une attention particulière à Jeanne-Antoinette. Après la naissance de cette première fille, Mme Poisson eut encore deux enfants dont on ne peut garantir que François Poisson fut le père : Françoise-Louise (1724-morte jeune) et Abel-François (1725-1781). Impliqué dans une sombre affaire d’argent, François Poisson dû quitter la France en 1727 date à laquelle Louise-Madeleine obtient la séparation d’avec son époux. La petite Jeanne-Antoinette fut envoyée à l’âge de 8 ans au couvent des Ursulines de Poissy à Paris dont les pensionnaires étaient issues des grandes familles. Jeanne-Antoinette y appris à lire et à écrire. Choyée, Jeanne-Antoinette était cependant de santé fragile et en janvier 1730, sa mère dû la reprendre. C’est à ce moment là que Charles-François-Paul Le Normant de Tournehem prit en main l’éducation de la fillette en lui Jeanne_Antoinetteprodiguant les meilleurs professeurs de maintient, danse et déclamation de l’époque. Mademoiselle Poisson reçu là une éducation parfaite. D’un caractère joyeux, Jeanne-Antoinette enchantait ses proches et manifesta très vite l’envie de fréquenter les salons. Belle, enjouée et douée pour l’art et la conversation, elle faisait sensation. Le Normant prit ensuite la décision de marier la jolie Jeanne-Antoinette. Il aurait pût épouser lui-même la jeune demoiselle Poisson mais parce qu’il devait être certain d’en être le père, il la maria à son neveu Charles-Guillaume Le Normand d'Etiolles le 9 mars 1741. Le 26 décembre de la même année, Mme d’Etiolles met au monde un fils prénommé Charles-Guillaume-Louis. Hélas, l’enfant meurt en 1742. Le 10 aout 1744, Jeanne-Antoinette donnera naissance à une fille, Alexandrine-Jeanne. Durant ses premières années de mariage, Mme d’Etiolles fréquente les salons, rencontre Voltaire ou Diderot et adhère à leurs idées nouvelles. Elle mène une vie effrénée dans un monde mondain rempli de plaisirs. Son mari préoccupé par ses affaires –il est financier- est vite écarté par Louise-Madeleine de la Motte et Charles-François-Paul Le Normant de Tournehem. Les parents de Jeanne-Antoinette visent pour la jeune femme d’une grande beauté et d’un charme naturel une place au sommet : celle de favorite royale. Justement la maitresse en titre de Louis XV, la duchesse de Châteauroux vient de mourir. C’est en 1745, alors que Charles-Guillaume d’Etiolles est loin de son épouse que celle-ci croise le roi dans la forêt de Sénart lors d’une chasse (à moins que leur première rencontre n’ait lieu au carnaval donné pour le mariage du dauphin). Pour le roi de France, c’est le coup de foudre. Très vite, Jeanne-Antoinette devient la maîtresse de Louis XV. Dés cette année, le roi l’installe au château de Versailles et fait annuler son mariage avec Charles-Guillaume Le Normand d'Etiolles. LeMme_d_Etiolles 14 septembre, Mme d’Etiolles est officiellement présentée à la cour et à la reine Marie Leszczynska. A la cour, la marquise ne comptait qu'une amie : Elisabeth-Alexandrine de Bourbon-Condé, cousine du roi  qui partageait ses idées nouvelles. A Versailles, Jeanne-Antoinette organise fêtes sur réceptions pour amuser le monarque. Celle qui est devenue marquise de Pompadour se fait bientôt surnommée « Maman Putain » par les enfants de Louis XV. En effet, ces derniers ne supportent plus les scandales amoureux de leur père en particulier le dauphin et Madame Adélaïde. En juillet 1746, l’héritier de la couronne se retrouve veuf. Jeanne-Antoinette propose alors au roi de le remarier avec la princesse de Saxe Marie-Josèphe contre l’avis de la reine. L’union a lieu en 1747 à la grande satisfaction de la marquise de Pompadour. Si elle retient le roi, Jeanne-Antoinette n’en aura pas d’enfants. Entre 1746 et 1749 elle connaîtra une ou deux fausse-couche. A partir de 1751, la favorite qui est de santé fragile et souvent incommodée comprend qu’elle ne peut plus retenir le roi. Cependant, elle tient à rester à sa place de favorite en titre. Jeanne-Antoinette décide donc de choisir elle-même les petites maîtresses du roi, souvent des jeunes filles sans grande vertu qui ne retiennent pas longtemps le roi. La seule qui l’inquiètera plus qu’une autre sera Marie-Louise O’ Murphy que Louis XV finira par délaisser revenant vers la marquise. A la cour, Jeanne-Antoinette s’entoure d’artistes, d’écrivains et de philosophes au grand scandale de bon nombre de courtisans : outre Diderot, Voltaire ou d’Alembert, la marquise convoque des peintres et des architectes pour donner un nouveau gout aux appartements du château. C’est ainsi que né le style « Louis XV » ou « Pompadour ». La marquise développe également la manufacture de porcelaine de Sèvres. Si Jeanne-Antoinette n’est plus la maîtresse du roi, elle a su rester l’amie fidèle et s’intéresse marquise_de_pompadourbientôt aux affaires de l’Etat : elle prend des décisions politiques, nomme et renvoit les ministres. La marquise soutiendra entre autre la carrière du duc de Choiseul et du cardinal de Bernis. Son frère Abel Poisson tire également profit de la situation de sa sœur et devint surintendant des Bâtiments. L’Impératrice d’Autriche Marie-Thérèse lui écrira personnellement, sollicitant l’appuie de la France contre la Prusse. Jeanne-Antoinette poussera Louis XV à soutenir l’Autriche : il en résultera la guerre de sept ans de 1756 à 1763. En 1752, la marquise reçoit les honneurs du tabouret réservés aux duchesses. En 1756, elle est nommée dame du palais de la reine. Un drame vient secouer la marquise en 1754 : sa fille Alexandrine meurt d’une péritonite le 14 juin loin de sa mère. Mme de Pompadour ne se remettra jamais de la perte de sa fille. Il s’avère bientôt que Jeanne-Antoinette n’est pas fine politicienne même si elle occupe la place virtuelle de premier ministre du roi et siège au Conseil : la France s’endette dans la guerre de sept ans, perd la bataille Rossbach en 1757 et le Canada. La France est dans une crise financière grave : Louis XV doit aller jusqu’à faire fondre son argenterie, geste que fit également la marquise de Pompadour pour donner l’exemple. En 1763, le traité de Paris met fin à la guerre de sept ans – tout en humiliant la France qui perdait beaucoup- mais Jeanne-Antoinette est trop épuisée pour se réjouir de la fin de la guerre. Le train de vie de la cour, la lutte permanente contre de potentielles rivales et contre le clan anti-Pompadour (rassemblant les enfants du roi) et la mort de la petite Alexandrine l’ont affaiblit. Souffrant de troubles respiratoires et cardiaques, Jeanne-Antoinette est malade continuellement souffrant de bronchites, fièvres et crachements de sang. En février 1764mme_de_pompadour elle contracte une pneumonie. Mme de Pompadour voit Louis XV pour la dernière fois le 14 avril. Après avoir reçu l’extrême-onction, Jeanne-Antoinette meurt le 15 avril 1764 au château de Versailles. Elle fut la seule favorite à mourir dans la demeure royale. Le roi organisa ses obsèques mais ne pu y assister. Les funérailles eurent lieux à l’église de Notre-Dame le 17 avril. En regardant le convoi funéraire depuis son balcon, Louis XV déclara « Voilà les seuls devoirs que j’ai pu lui rendre…une amie de vingt ans ». Le souverain manifesta un profond chagrin à la mort de celle qu’il n’avais jamais cessé d’aimer.

pour en savoir plus : "Madame de Pompadour" d'Evelyne Lever

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02 novembre 2006

2 novembre 1755 : naissance de Marie-Antoinette

Aujourd'hui nous fêtons le 251è anniversaire de la reine Marie-Antoinette. Le 2 novembre 1755, l'impératrice Marie-AntoniaThérèse de Habsbourg-Autriche donnait à son époux François-Etienne de Lorraine un quizième enfant, une petite fille prénommée Maria-Antonia-Anna-Josèpha-Joanna née au lendemain du tremblement de terre de Lisbonne. En 1770, l'achiduchesse Antonia allait épouser le futur Louis XVI et en 1774, notre Marie-Antoinette devenait reine de France pour 23 ans avant de  monter sur l'échafaud le 16 octobre 1793.  Une petite pensée en ce jour d'anniversaire pour la dernière grande reine de France.

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