L'envers de l'Histoire

Comprendre l'Histoire simplement et intelligement

20 avril 2007

Le Comte de Toulouse, fils de Louis XIV

Dernier enfant de Louis XIV et de Françoise-Athénaïs de Montespan, Louis-Alexandre né à Versailles le 6 juin 1678.Louis_Alexandre__enfant  Il est élevé avec sa sœur Françoise-Marie par  Mme de Monchevreuil. En  novembre 1681, le roi légitime enfin les deux derniers enfants de la marquise de Montespan et titre le petit Louis-Alexandre comte de Toulouse.  En 1683, par le décès de son demi-frère le  comte de Vermandois, Louis-Alexandre reçoit la charge d’Amiral de France. Il assumera toujours cette fonction avec sérieux. L’année suivante, le comte de Toulouse reçoit un régiment d’infanterie qui porte son nom. Cependant, l’enfant ne réclame aucun titre ni charge et reste modeste. Il se montre aimant envers le roi son père qu’il respecte beaucoup et envers sa mère Mme de Montespan, qui a bien des raisons de le préférer à son fils aîné le duc du Maine. En 1689, il est encore comblé par le roi qui lui donne le gouvernement de la Guyenne. En 1690, Louis-Alexandre est retiré aux soins de sa mère pour passer entre les mains de son gouverneur, le marquis d’O. Jeune garçon vivant sans faire de scandales dans une cour où ce cas est rarissime pour les enfants du roi, le comte de Toulouse devient chevalier des Ordres du roi le 2 février 1693 puis  échange en 1695 son gouvernement de Guyenne contre celui de la Bretagne.  Le 3 janviers 1696, Louis-Alexandre est fait Maréchal de  camp puis lieutenant des armées du roi le 3 août 1697. Cette année là, le comte de Toulouse obtient le duché de Penthièvre.  Bien que sa mère la marquise de Montespan ait quitté la cour en 1691, Louis-Alexandre entretient de fortes relations avec elle. Il s’entend également très bien avec son frère et ses sœurs et Louis_Alexandre_de_Bourbons’attire toute l’estime du roi son père et de la cour. En 1704, Louis-Alexandre devient chevalier de la Toison d’or. La même année, il prend le commandement de l’armée navale. A la fin du mois de juin 1707, il perd sa mère et ne peut prendre son deuil. Il soutient et épaule ses sœurs mais c’est sans doute Louis-Alexandre qui fut le plus touché par la perte de la marquise. En 1711, le comte de Toulouse acquit le duché de Rambouillet. L’ultime faveur que lui fera Louis XIV sera de le placer avec son frère aîné le duc du Maine au rang des princes de sang. Dans son testament, le roi confit la régence du royaume à ses fils légitimés et en cas de décès du jeune héritier le dauphin, fait en sorte que le duc du Maine ou le comte de Toulouse puissent monter sur le trône. De la sorte, le monarque barre la route à son neveu ambitieux le duc d’Orléans. A la mort de Louis XIV, le royal testament est cassé et c'est ce dernier qui devient Règent de France durant la minorité de Louis XV. Si le comte de Toulouse s’efface, le duc du Maine trempera dans les intrigues pour renverser le duc d’Orléans. Le 2 février 1723, alors que son frère et ses sœurs sont mariés depuis longtemps avec des princes de sang, Louis-Alexandre fait un mariage d’amourcomte_de_Toulouse avec Marie-Victoire-Sophie de Noailles.  Ironie du sort, l’épousée est la veuve de Louis Pardillan de Gondrin, petit-fils du marquis et de la marquise de Montespan.  De ce premier mari décédé en 1712, Marie-Victoire  a eu deux fils avec lesquels Louis-Alexandre aura de bons rapports. Avant cette union, la comte de Toulouse avait déjà eu deux fils illégitimes : Louis-Alexandre de Sainte Foy (1720-1723) et Philippe-Auguste de Sainte Foy (1721-1795). De son union avec la fille du duc de Noailles ne naîtra qu’un fils, Louis-Jean-Marie de Bourbon-Penthièvre (1725-1793). Louis-Alexandre de Bourbon s’éteint le 1er décembre 1737 à Rambouillet.

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15 avril 2007

Anne de Bretagne

Qu'en est-il de l'impuissance du roi Louis XII après sa première maladie?
Il semble selon la relation du procès (1503) du Maréchal de Rohan-Gié qu'une des causes de sa condamnation fut la révélation à Louise de Savoie de la nature exacte de la maladie du Roi.

Après la seconde attaque sérieuse (1505), Louis XII désignera conjointemlent Louise de Savoie et Anne de Bretagne comme régentes et dès 1507, Monsieur d'Angoulême, le futur François Ier, sera donné pour Dauphin.
(Mémoires chroniques de Martin du Bellay, Guillaume du Bellay, Fleuranges, ...)

Mais dans ce cas, de qui sont les enfants ultérieurs?

Dans son "Recueil des dames", Brantôme prête à Renée de France, le roi Henri II régnant, des propos curieux: si elle avait de la barbe au menton, ou "si n'était la loi salique", c'est elle qui serait roi de France.

A ma connaissance, Anne de Bretagne était bien trop pieuse pour se rendre coupable d'adultère. Les enfants qu'elle a porté étaient soit de Charles VIII soit de Louis XII. Le fait que la reine soit souvent victime de fausses-couches et affichait une mauvaise santé encouragea surement Louis XII a désigner dés 1507 son plus proche cousin, François d'Angoulème comme dauphin. Cependant, si Anne de Bretagne lui avait donné même après cette date un fils qui avait vécu, ce dernier serait monté sur le trône à la place de notre François Ier. D'où les rumeurs d'empoisonnement concernant le dernier fils de la reine né en 1512. Sa naissance inespèrée ennuyait fortement Louise de Savoie et François d'Angoulème. Maintenant on ne serait prouver que le dernier enfant d'Anne de Bretagne est décédé de mort naturelle ou d'empoisonnement.

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13 avril 2007

L’insoumise du Roi-Soleil

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Roman historique de Jean-Michel Riou paru en 2006, réédité en 2007

L’histoire : 1682. Hélène de Montbellay, 20 ans,  mène une vie tranquille en Anjou loin des intrigues de la cour de l_insoumise_du_Roi_SoleilVersailles. Un jour son père qui a toujours été hostile à cette société mondaine s’attire la colère du roi en osant le critiquer ouvertement. Hélène décide alors de partir pour Versailles afin de quérir le pardon de Louis XIV et permettre à son père de retrouver son honneur.  Elle n’imagine pas que sa petite vie simple et tranquille n’a rien à voir avec celles des courtisans pour qui tout est intrigues, alliances et trahisons.

Faits historiques : La vie à la cour comme si vous étiez, comment travaillaient les ministres de Louis XIV, cet ouvrage nous en apprend également sur l’art de la dissimulation,  la justice criminelle de l’époque et nous donne une version très intéressante de l’affaire des poisons.

Personnage principal : Hélène de Montbellay est un personnage fictif mais des jeunes filles à l’époque ont très bien pu rencontrer les mêmes difficultés qu’elle.

Mon avis : 4/5. Livre vraiment passionnant avec meurtres, histoire d’amour, complots, rebondissements. Cependant je trouve que le début traîne un peu en longueur.

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06 avril 2007

Le Comte de Vermandois

J'ai été surprise de voir Hugues (1057-1102) dit "Le Grand" Comte de Vermandois.
Quel est le lien entre le Comte de Vermandois fils de Louis X1V et ce Comte???
Vermandois, est-ce le nom d'une place, un endroit?
Qu'est-ce que ce nom qui revient quelque 600 ans plus tard?

Le titre de comte de Vermandois a été porté par quatorze personnes : huit de la maison caroligienne, cinq de la maison capétienne et un de la maison de Bourbon, notre Louis (1667-1683). C'est Philippe II qui a rattaché le Vermandois à la couronne de France. Le Vermandois correspond à l'arrondissement de Saint-Quentin dans le département de l'Aisne.

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04 avril 2007

Les deux reines rivales

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Elles sont sans doute les reines les plus connues des temps des Mérovingiens. Brunehaut et Frédégonde se haïrent et Brunehautpassèrent une grande partie de leur vie à se faire la guerre révélant que même les femmes pouvaient se relever odieuses et guerrières. Brunehaut, fille du roi des Wisigoth d’Espagne est réputée pour sa grande beauté et son intelligence. Le roi d’Austrasie (à cette époque notre France, dite Francie est divisée en deux : l’Austrasie et la Neustrie) Sigebert Ier obtient la main de Brunehaut en 566. La jeune reine est âgée d’environ 16 ans. Sigebert Ier a un frère, Chilpéric Ier roi de Neustrie qui, fasciné par sa belle-sœur décide d’épouser son aînée. Sa première femme, Audovère, avait été répudiée en 565 et depuis, le roi vivait avec sa concubine Frédégonde. Chilpéric obtient la main de Galwinthe de Wisigoth en 567. La jeune reine est dite aussi charmante que sa sœur cadette Brunehaut et Frédégonde supporte mal d’être mis à l’écart. En 568, Galwinthe est retrouvée morte étranglée (ou étouffée). Pour certains, la maîtresse de Chilpéric a elle-même assassiné sa rivale. Pour d’autre, c’est Chilpéric qui serait l’auteur de cette mort. Et voici que dés que la pauvre Galwinthe  fut mise en terre, le roi de Neustrie donne à son royaume une nouvelle reine : Frédégonde. Il n’en faut pas plus à Brunehaut qui veut venger sa sœur. Elle pousse ainsi Sigebert à déclarer la guerre à son frère. Si les deux rois entrent en conflit si facilement, c’est également que l’un comme l’autre espère agrandir leur royaume. Sigebert Ier prend de suite l’avantage. En 575, le fils aîné de Chilpéric et d’Audovère, Théodebert, est tué par Sigebert. Ce dernier s’installe bientôt dans Paris avec sa famille tandis que Chilpéric et les siens doivent fuir à Tournai. Bientôt,Chilperic_Ier Sigebert est déclaré roi de Paris, détrônant son frère. C’est à ce moment que Frédégonde fait assassiner son beau-frère. Brunehaut et ses enfants sont enfermés par Chilpéric qui regagne Paris. La reine d’Austrasie sera libérée par un certain Mérovée, propre fils de Chilpéric et sa première épouse qui est tombée amoureux de la jolie veuve. En 576, à Rouen, Brunehaut se marie avec son sauveur bien qu’ils soient considérés par l’Eglise comme parents. Lorsque Chilpéric apprend l’union scandaleuse de son fils, il le fait tondre et l’enferme dans le monastère de Saint-Calais près du Mans. Il s’en échappa et mourut solitaire et abandonné de tous en 577 ou 578. De Chilpéric, Frédégonde a eut quatre fils et une fille, Rigonte. Or, voici que les trois aînés Samson, Clodebert et Dagobert meurt coup sur coup en bas âge de la dysenterie. En janvier 584, son dernier fils Thierry décède également d’une maladie. Furieuse, Frédégonde accuse Clovis, fils de Chilpéric et d’Audovère d’avoir fait assassiner ses fils afin d’avoir pour lui seul l’héritage de Chilpéric Ier. Clovis est emprisonné puis assassiné sur ordre de Frédégonde. En juin 584, la reine de Neustrie met au monde un nouveau fils prénommé Clothaire. En septembre, FredegondeChilpéric Ier est poignardé à son retour de chasse. Pour certain, c’est Frédégonde elle-même qui aurait fait assassiner son époux assurée alors de contrôler le royaume au mon de son fils Clothaire II. Revenons maintenant à Brunehaut qui elle aussi gouverne pour son fils Childebert II âgé de 14 ans. Les deux reines se livrent une bataille sans merci à coup de trahisons et d’assassinats. En 595, Childebert II, fils de Brunehaut meurt probablement empoisonné sur ordre de Frédégonde. Ses fils Théodebert II et Thierry II sont encore des enfants. Brunehaut est furieuse contre son ennemis qui après lui avoir pris une sœur et un époux, lui enlève son fils unique. Les deux reines combattent désormais pour assurer à leurs fils et petits-fils un immense royaume.  En 597, Frédégonde meurt tranquillement dans son lit. Son seul regret auraitSupplice_de_Brunehaut été de ne pas avoir pu tuer tous ceux qu’elle avait prévu de faire disparaître  dont probablement Brunehaut. Son fils Clotaire II parvient à capturer sa rivale près de Dijon en 613. Durant trois jours, la reine Brunehaut est torturée avant d’être installée sur un chameau afin que les hommes de Clotaire puissent l’insulter  à leur guise. Enfin, Clotaire II fit attacher Brunehaut à la queue d’un cheval non dompté par les cheveux, un pied et un bras avant de le lancer au galop. Ainsi se  tourna une page de l’histoire où s’étaient illustrées deux femmes d’un fort caractère.

Posté par niniss à 19:48 - Reines de Jadis - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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