L'envers de l'Histoire

Comprendre l'Histoire simplement et intelligement

23 mars 2007

François de Bourbon-Vendôme : le "Roi des Halles"

François de Bourbon-Vendôme, est le troisième et dernier enfant de César de Bourbon duc de Vendôme et de Françoise de Lorraine. Il né  le 16 janvier 1616  à Paris et prend le titre de duc de Beaufort tout d’abord octroyé à sonduc_de_beaufort père. François est un cousin du roi Louis XIV : tous deux ont le même grand-père, Henri IV. La différence vient du fait que Louis XIV descend de la branche légitime et le duc de Beaufort d’une branche illégitime, César de Bourbon étant le fils d’Henri IV et de sa maîtresse Gabrielle d’Estrées. 

Le duc de Beaufort rentre très jeune dans l’armée, participant à l’expédition de Savoie en 1628. Il montre ses talents militaires plusieurs fois notamment au siège d’Arras.

Tout comme son père, François se méfie du cardinal de Richelieu et conspire contre lui. Cela déplaît beaucoup à Louis XIII qui lui en voudra beaucoup. Le duc de Beaufort devra fuir la colère de Richelieu en s’exilant quelques temps en Angleterre.  Il ne revient en France qu’en 1642, à la mort du cardinal.

A la mort de Louis XIII en 1643, François de Bourbon se lie avec le Grand Condé, et mène plusieurs actions contre Mazarin comme « la Cabale des Importants ». Ces conspirations contre le premier ministre le feront arrêter la même année sur ordre d’Anne d’Autriche et le duc de Beaufort restera enfermé au fort de Vincennes jusqu’en 1648 date à laquelle il parvient à s’évader !  En 1649, François devient l’un des principaux acteurs de la Fronde.

Proche du peuple, le duc de Beaufort lutte à ses côtés, ce qui lui vaut bientôt le surnom du « roi des Halles ».  Comme en 1643, le duc dénonce le gouvernement de Mazarin et sa tyrannie sur le peuple français.

En 1652, lors d’un duel, le duc de Beaufort tue son beau-frère le duc de Nemours qui l’avait provoqué en l’accusant de trahir la France et le roi. En 1653, Louis XIV atteint sa majorité et parvient à mater la Fronde. Comme tous les princes qui s’étaient révoltés contre l’autorité royale, François de Bourbon se réconcilie avec la couronne.

Grand séducteur, considéré comme étant l’un des plus beaux hommes du royaume, le duc de Beaufort a à son actif de nombreuses conquêtes féminines mais restera toujours célibataire bien qu’il ait manqué d’épouser la sœur du Grand Condé, Anne-Geneviève de Bourbon.

francois_de_bourbon_vendomeEn 1654, François reçoit la charge d’Amiral de France et mène plusieurs actions sur la mer. En 1662, il commande la flotte française et remporte de nombreux succès contre les turcs en Méditerranée et en 1665, il bat à deux reprises les algériens.

C’est en combattant les turcs sur l’île de Crète et après s’être couvert de gloire, que le duc de Beaufort est tué pendant l’assaut du siège de Candie le 5 juin 1669.

Certains lui ont prêté une liaison avec la reine Anne d’Autriche. De là est né la légende comme quoi le duc de Beaufort serait le père biologique de Louis XIV !  La mort de François de Bourbon-Vendôme correspondant justement avec l’apparition du masque de fer,  des bruits ont courus selon lesquels le prisonnier masqué serait le duc de Beaufort. Avant de mourir en janvier 1666, Anne d’Autriche aurait avoué au roi le terrible secret de sa naissance. Craignant qu’un jour cette affaire soit connue de tous, Louis XIV aurait alors fait « disparaître » le duc de Beaufort au siège de Candie pour, en réalité le faire enfermer sous un masque !

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12 février 2007

Elisabeth d'Orléans, fille scandaleuse du Régent

Fille de Philippe II d’Orléans et de Françoise-Marie de Bourbon, Marie-Louise-Elisabeth de Bourbon-Orléans dite Elisabeth née le 20 aout 1695 à Versailles et est titrée Mademoiselle ou Mademoiselle d’Orléans. Fille préférée du futurMarie_Louise_Elisabeth Régent, la relation si étroite qu'il existait entre eux donna naissance à plusieurs rumeurs d'incestes entre le père et la fille. Elisabeth détestait sa mère Mademoiselle de Blois. Elle lui en voulait car à cause d'elle, son sang était souillé puisque Françoise-Marie - étant la fille de Louis XIV et de sa favorite la marquise de Montespan- était légitimée et non légitime. Plusieurs fois, elle fit souffrir sa mère et encourageait son père à lui faire mal. Françoise-Marie devait déjà subir les infidélités quotidiennes de son mari et se faisait en plus humilier par sa fille. Un jour, Elisabeth ordonna presque à sa mère de lui remettre son collier de perles, ce que Françoise-Marie refusa. Mécontente, celle-ci se rendit auprès de son père et lui demanda ce collier. C'est ainsi que Philippe II d'Orléans alla faire une scène à son épouse et lui prit presque de force ce fameux collier pour le donner à Mademoiselle d’Orléans.
Grâce à l’appuie de la duchesse de Bourgogne, la duchesse d’Orléans été parvenue à obtenir  pour sa fille aînée une union avec le dernier fils du Grand Dauphin, Charles de Berry, petit-fils de Louis XIV. Elisabeth était donc devenue  duchesse de Berry  en 1710. A cet époux, elle donna trois enfants qui moururent rapidement (conséquence de la consanguinité ? ) :
- Louise (mort-née le 21 juillet 1711)
- Charles (26 mars 1713 -16 juin 1713)
- Marie-Louise-Elisabeth (16 juin 1714-17 juin 1714) née posthume
Lorsque la mort s’abat sur la famille royale en emportant le Grand Dauphin en 1711, le duc et la duchesse de Bourgogne ainsi que leur fils aîné le duc de Bretagne en 1712, il ne restait plus entre Charles de Bourbon, duc de Berry et le trône que le petit duc d'Anjou, un enfant de 2 ans de constitution fragile. Ce qui fit même dire à Louis XIV vis à vis de Charles "il ne me reste que vous". Le duc d'Orléans voyait presque sa fille reine de France et même Elisabeth semblait ravie de la situation. Malheureusement pour elle, le duc d'Anjou vécu et son époux, Charles de Bourbon mourut le 4 mai 1714 des suites d'une chute de cheval.
duchesse_de_BerryLa duchesse de Berry n'en continua pas moins sa vie scandaleuse. Elle buvait beaucoup d'alcool, se couchait tard pour se lever après midi et elle était boulimique. A la cour, on la désignait sous le surnom de « veuve joyeuse » car n’ayant jamais aimé Charles de Bourbon, Elisabeth se remit bien facilement de sa mort. Menant une vie de débauche, Elisabeth épousa secrètement  le capitaine de sa garde, le chevalier Armand comte  de Riom, en 1716. Enceinte de ses œuvres, Elisabeth doit se cacher au palais du Luxembourg pour accoucher en secret en 1716 puis en 1717 d’enfants mort-nés. En 1719, Elisabeth est de nouveau enceinte. Cet accouchement en avril, durant lequel elle mit au monde une fille qui ne vécue pas, lui sera fatal. Marie-Louise-Elisabeth de Bourbon-Orléans meurt le 21 juillet 1719 sans recevoir l’extrême-onction que l’Eglise a refusé de lui administrer au vu de sa vie et de ses grossesses scandaleuses. Lors de l’autopsie, les médecins diront que la duchesse du Berry était de nouveau enceinte alors qu’elle mourait trois mois après la délivrance d’une fillette. Ce qui fit dire à Michelet qu’Elisabeth s’était « s'exterminée par des grossesses ». En apprenant le décès de sa fille, il paraît que le Régent se montra soulagé quoique bien triste. En effet, Elisabeth était sa fille favorite  mais sa conduite débridée lui faisait bien trop honte et il en avait assez de devoir gérer en plus des problèmes de  la France, ceux de sa fille.

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10 novembre 2006

Isabelle de Bourbon-Parme, petite-fille de Louis XV

Isabelle_de_Bourbon_ParmeIsabelle-Marie-Louise-Antoinette née le 31 décembre 1741 et a pour parents Marie-Louise-Elisabeth de France (fille de Louis XV) et Philippe de Bourbon-Espagne (fils de Philippe V) Durant son enfance peu heureuse car privé d'amour de la part de sa mère (Madame Infante a eu sa fille à 13 ans et n'a jamais eu pour elle d'amour maternelle), Isabelle rédigea "Remarques politiques et militaires" ainsi que plusieurs textes sur l'éducation des enfants. Elle paraît en avance sur son temps. Elle aime aussi beaucoup la peinture et fait des copies des œuvres célèbres telles que "la charité Romaine". Plus tard, Isabelle rédigera "vues sur le commerce" et "Observations sur les prussiens". Elle composa énormément sur la politique, la philosophie, la religion et le féminisme. Isabelle avait la particularité de s'intéresser à tout même aux domaines tels que l’armée d'ordinaire réservée aux hommes.
L'année 1751 lui donne un frère, Ferdinand et une sœur Marie-Louise dont elle s'occupera comme une mère tandis que Madame Infante s'en retourne en France voir sa famille.
Louis XV parvint à fiancer sa petite-fille au futur empereur d'Autriche, Joseph, fils de l'impératrice Marie-Thérèse et Isabelle_et_sa_mere_Elisabeth_de_Francefrère de Marie-Antoinette. Si sa mère, Madame Infante est au départ ravie de cette union, elle en est par la suite jalouse. Jalouse parce que sa fille va faire un mariage bien plus prestigieux que le sien. Et fait, il semble que Madame Elisabeth fut toujours envieuse de sa fille aînée. En Autriche, l'Empereur François-Etienne est en revanche opposé au mariage avec la France car ce pays lui a pris jadis la Lorraine. Marie-Thérèse parviendra à le faire plier. Le 6 octobre 1760, Isabelle-Marie-Louise-Antoinette de Bourbon-Parme épouse Joseph de Habsbourg. Bien vite, Isabelle est déçue de son époux. Joseph est de nature assez timide, renfermé et se croit plus intelligent que tout le monde. Isabelle parviendra néanmoins à acquérir sa confiance en se pliant à lui en épouse soumise, en le conseillant et surtout en lui faisant croire qu'il était plus intelligent qu'elle même. Dés lors, Joseph adorera sa femme. Isabelle a charmé l'empereur François-Etienne et Marie-Thérèse qui bientôt lui montre plus d'affection qu'à ses propre filles. Elle voit en Isabelle la future impératrice parfaite, intelligente, bonne et soumise à son mari. Toute la famille semble l'adorer sauf l'aînée des archiduchesses Marie-Anne qui de par la venue d'Isabelle perd son rang de première dame après Marie-Thérèse. Elle tentera toujours de faire du mal à Isabelle. En revanche, celle-ci s'entend fort bien avec la fille préférée de l'impératrice, Marie-Christine qu'elle nommera toujours Mimi. Quant aux cadettes, Isabelle s'entend particulièrement bien avec la petite Jeanne-Gabrielle qui hélas décède à la fin de l'année 1762, causant un profond chagrin à la princesse.
Le rôle principe d'Isabelle est de donner un héritier à l'Autriche. D'ailleurs depuis qu'elle est mariée, Isabelle se dit allemande et a appris la langue de son époux en seulement trois mois et ce sans accent avant son départ pour l'Autriche.Isabelle
Pas de grossesse en vue avant fin 1761, ce qui a dans un premier temps contrarié Louis XV et Marie-Thérèse. Le 20 Mars 1762, Isabelle donne naissance à une fille prénommée Marie-Thérèse comme sa grand-mère. L'accouchement a été difficile et Isabelle a bien failli y laisser la vie. Joseph est fou de joie par cette naissance comme toute la famille impériale. Sauf encore une fois Marie-Anne car la petite Marie-Thérèse vient se classer entre elle et Isabelle. Marie-Anne y perd encore un rang. Si Isabelle a de grandes capacités intellectuelles, son état physique n'est pas au mieux. Certes, elle est très belle, peut être même plus que les filles de Marie-Thérèse. On dit qu'elle possède de très beaux yeux, des cheveux magnifiques, une fort belle bouche bien dessinée ainsi qu'une gorge et une silhouette " faite on ne peut pas mieux". En revanche, Isabelle supporte très mal le froid à l'inverse de Marie-Thérèse qui elle, laisse les fenêtres ouvertes même lorsqu' il neige. Isabelle doit également faire de nombreux déplacements car la famille impériale se déplace beaucoup de château en château.
A Vienne, on raffole de la chasse, ce que Isabelle n'aime guère mais qu'elle fini par suivre à cheval pour plaire sa famille adoptive. Tout cela fait qu'Isabelle n'a pas une bonne santé, est souvent en état de faiblesse et fait trois fausses-couches accompagnés d'une grande perte de sang dans les mois qui suivent la naissance de la petite Marie-Thérèse.

Infante_IsabellePeu avant d'arriver en Autriche, Isabelle avait reçu de Marie-Christine une lettre pleine de charmes qui l'assurait de son amitié. Isabelle qui avait toujours été privée de l'affection d'une mère ou d'une camarade de jeu du même âge qu'elle, nourrit donc pour sa belle-sœur une adoration avant même de l'avoir vu. A la cour de Vienne, personne n'ignorait qu’Isabelle et Marie-Christine étaient les meilleures amies du monde mais il semble que leur relation soit plus poussée que cela. En effet, Mimi a soigneusement gardé les lettres d'Isabelle toute sa vie. Personne ne fut au courant de son contenu dans la famille royale sauf peut être Joseph après la mort de son épouse. Il faut croire que les deux femmes se sont éprises l'une de l’autre. En effet, Isabelle s'adresse, dans ses lettes, à Marie-Christine par "mon cher ange", "divinités de mon cœur", "ma consolation" et les lettres sont parsemées de déclarations d'amours comme celle-ci "je vous aime à l'adoration et mon bonheur est de aimer et d'être assurée de vous". Il semble également que Mimi aime Isabelle. Elle reconnait à celle-ci de la bonté, de la générosité, de la compassion. Mimi écrira à Isabelle qu'elle a pour elle une tendresse et une amitié égales à celles qu’Isabelle a pour elle. D'autre part, Isabelle fait parfois des crises de jalousie à Mimi "Vous me faite des infidélités " (ici Isabelle reproche à Mimi d'avoir écrit à son frère Joseph !). Mais le caractère de Marie-Christine n'est pas celui d'Isabelle et bien qu'elle l'aime, Mimi est parfois de méchante humeur et se fâche pour un rien, brisant le cœur de sa belle-sœur qui lui écrit par la suite des lettres d’excuses.
On est bien forcé d'admettre qu'un caractère d’homosexualité féminine se déclare entre les deux princesses. Cela fait du mal à Isabelle mais la petite archiduchesse a été tellement  déçu de son époux. Elle pensait trouver un prince charmant, ce ne fut pas du tout la cas. Joseph ne supporte pas d'avoir tort mais comme je l'ai dit précédemment, Isabelle su conquérir la confiance de son époux. Lui, aimait cette femme qui avait su toucher le peuple autrichien par sa gentillesse et se louait d'avoir une pareille épouse qui le suivait partout et été aimée de tous. joseph_ii
Isabelle quant à elle songe qu'en aimant Mimi, elle se détourne de dieu et de ses devoirs d'épouse et commence bientôt a avoir des idées noires. Lorsque la jeune Jeanne-Gabrielle tombe malade et meurt en 1762, Isabelle écrit vivre sa propre mort. C'est alors que Isabelle déclare à Mimi que le ciel aurait la prendre elle plutôt que la petite archiduchesse. Dans ses lettres à Marie-Christine, Isabelle ne parle plus que de sa mort imminente, assure à Mimi qu'elle a peur de la voir mourir et qu'elle serait contente de partir avant. A chaque lettre, la future impératrice annonce à Mimi que c'est peut être la dernière fois qu'elle lui écrit avant son décès. Marie-Christine quant à elle se moque des dispositions funèbres de sa belle-sœur.
Le 19 novembre 1763, Isabelle, enceinte, est prise d'une forte fièvre. Le lendemain, on diagnostique la petite vérole. Marie-Thérèse qui ne l'a encore jamais eu quitte la chambre de sa belle-fille tandis que Joseph en mari aimant (à sa façon) ne quitte pas son épouse (il a déjà eu la maladie), son adorée Tya-Tya (surnom qu'il a donné à Isabelle). La princesse met au monde une minuscule petite fille baptisée en toute hâte Christine. Elle ne vivra pas deux heures. Isabelle décéde, son mari auprès d'elle, le 27 novembre tuée par la petite vérole et peut être également par un dernier accouchement éprouvant.
marie_christineJoseph est effondré et s’apitoie sur son sort "il n'y a jamais eu, il n'y aura jamais une telle princesse ni une telle femme et moi j'ai possédé ce trésor et je le perds à 22 ans". Il parle ensuite de son "malheureux métier" qui lui donne obligation de se remarier pour avoir un fils. Marie-Christine, fort malheureuse d'avoir perdu sa bien aimée en parle ainsi : "j'ai perdu l'amie la meilleure et la plus vrai, cette femme était douée de toutes les vertus, elle a vécu et mourut comme un ange". Personne ne regretta Isabelle comme Marie-Christine qui fut en deuil durant des mois. Toute sa vie, elle se servit d'une livre de prières avec le portrait d'Isabelle sur le dessus. Elle garda secrètement avec elle toutes les lettres d'Isabelle qu'elle confia à son époux à sa mort. Mimi veilla toujours sur la fille d'Isabelle, la petite Marie-Thérèse.
Joseph avait décidé de rester fidèle à Isabelle mais l'impératrice décida de le remarier avec Maria-Josépha-Antoinette -dite Josèpha- de Bavière en 1765marie_therese mais l'union resta stérile et Joseph boudait en permanence sa nouvelle épouse, trop attachée au souvenir de la première. Josépha mourut en 1767 de la petite vérole elle aussi, veillée par Marie-Thérèse (qui l'attrapa aussi) parce que Joseph refusait de voir sa nouvelle épouse. Joseph était tout particulièrement attaché à sa fille Marie-Thérèse également adorée par sa grand-mère. Elle lui rappelait Isabelle et était le seul lien qui l'unissait encore à elle. Hélas, Marie-Thérèse fut prise d'une forte fièvre. Elle n'acceptait nourriture et médicaments que de son père qui ne quittait pas son chevet tout comme Marie-Christine. La petite archiduchesse mourut le 23 janvier 1770, elle n'avait pas 8 ans. Dés lors, Joseph se retira dans l'ombre, devenant distant avec tout le monde, cultivant jusqu'à son dernier jour la mémoire d'Isabelle.

pour en savoir plus : "Isabelle de Bourbon-Parme, la princesse et la mort" de Ernest Sanger

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29 septembre 2006

Madame Elisabeth, soeur des derniers rois de France

Elisabeth_enfantLe 3 mai 1764, la dauphine Marie-Josèphe de Saxe met au monde son neuvième enfant : une petite fille. On baptise la nouvelle princesse Elisabeth-Philippine-Marie-Hélène. Couramment, elle se nommera Elisabeth. Alors qu’elle est encore un bébé, son père le dauphin Louis-Ferdinand, meurt le 20 décembre 1765. Elle ne connaitra pas davantage sa mère qui décède le 13 mars 1767. Elisabeth sera toujours très proche de sa sœur Marie-Clotilde et de son frère aîné le duc de Berry (futur Louis XVI). Elisabeth demeurera la seule personne qui aimera vraiment Louis-Auguste pour ce qui était. Durant sa petite enfance, la princesse aimera passer beaucoup de temps avec sa tante Madame Louise qui quittera la cour en 1771 pour devenir religieuse. Mmes de Guéménéé et de Marsan sont chargées de s’occuper de l’enfant et de son éducation. Autant sa sœur Marie-Clotilde est appliquée, sage et disciplinée, autant Elisabeth est têtue et distraite. Les deux princesses sortent parfois rendre visite aux pensionnaires de Saint-Cyr. Bientôt, Elisabeth s’y trouve une amie en la personne d’Angélique de Marckau, future marquise de Bombelles (dont le fils deviendra l’époux de l’Impératrice Marie-Louise). Sur la demande de Mme de Marsan, Mme de Marckau, mère d’Angélique, accepte de la seconder dans l’éducation d’Elisabeth. La petite princesse trouvera en elle l’esprit maternelle que Mme de Marsan n’a pas. On remarque très vite dans les études d’Elisabeth qu’elle est passionnée par les mathématiques comme son frère Louis-Auguste qui joue toujours le grand frère protecteur. La princesse possède une bibliothèque très fournie de 2075 volumes sur l’histoire antique, la politique…elle partage le gout de Louis XVI pour la lecture. Elle est devenue une élève docile et attentive autant que brillante. Madame Elisabeth se trouve également être une excellente cavalière et adore suivre ses frères à la chasse. Elisabeth se montrera fort attristée par la départ de sa sœur Marie-Clotilde en 1775 qui part épouser Charles-Emmanuel de Savoie, futur roi de Sardaigne. La petite princesse se rapproche de Marie-Antoinette avec qui elle monte la_jeune_Elisabethquelques pièces de théâtre. Elisabeth se rapproche également de sa cousine Louise-Adélaïde de Bourbon-Condé. En grandissant, Madame Elisabeth est devenue une superbe jeune femme et on penserait bien à la marier. On envisage un moment l’Infant du Portugal, Charles-Philippe de Savoie et même l’empereur Joseph II. Mais aucunes négociations n’aboutie. Certains sont d’ailleurs persuadé qu’Elisabeth entrera en religion comme sa tante Madame Louise. Mais bien que très croyante, la sœur de Louis XVI n’a pas de vocation religieuse. Un jour, la princesse déclarera « Je ne puis épouser que le fils d’un roi, et le fils d’un roi doit régner sur les Etats de son père. Je ne serais plus française, et je ne veux pas cesser de l’être. Mieux vaut rester ici, au pied du trône de mon frère, que de monter sur un autre ». En 1782, Louis XVI fait don à sa sœur d’une grande demeure à Montreuil où Madame Elisabeth régnera comme la reine tient sa cour à Trianon. Elisabeth y reçoit ses amies, plus particulièrement sa chère Angélique de Bombelles qu’elle surnomme « Bombe ». La princesse est aussi la bienfaitrice des habitants de Montreuil : elle distribue le lait, les œufs et les légumes de sa maison aux enfants et aux personnes dans le besoin, rend visite aux personnes malades accompagnée d’un médecin. Bien qu’intelligente, Madame Elisabeth ne s’engage pas trop en politique et évoque à peine dans sa correspondance l’affaire du collier qui éclabousse la reine. Le 9 juillet 1786, Marie-Antoinette met au monde une petite fille prénomée Sophie-Béatrice dont Elisabeth sera la marraine. Hélas, la petite Sophie meurt le 19 juin 1787, victime de convulsions. Bien qu’elle ne prenne pas part aux débats politiques, Madame Elisabeth comprend bien que son monde est en train de s’effondrer. Elle s’est fait parvenir des journaux et des libelles qui en disent long sur la fin de la monarchie. Après la chute de la Bastille, Elisabeth hâte le départ de sa chère Angélique de Bombelles le 1er aout. Les deux amies sont néanmoins bien loin de se douterla_princesse_Elisabeth que c’est la dernière fois qu’elles se voient. Elles échangeront encore les lettres espérant toujours pouvoir se retrouver. Louis XVI envoi quant à lui ses frères en exil étant sûr qu’il ne s’agit que « d’une affaire de trois mois ». Le comte d’Artois encourage Elisabeth à partir avec lui mais la princesse refuse, préférant rester auprès de son « auguste frère » Louis XVI. Quelques jours plus tard, la princesse suit la famille royale aux Tuileries. Là bas, elle va s’ennuyer à mourir, regrettant ses longues promenades à pieds et Montreuil. Parfois, Elisabeth aimerait aller quelques jours à Fontainebleau ou à Saint-Cloud. A chaque fois, c’est un refus. La famille du roi ne doit pas sortir de Paris. Durant son long séjour aux Tuileries, Elisabeth correspond beaucoup avec Mme de Bombelles. Le 20 juin 1791, Madame Elisabeth est mise au courant du projet d’évasion qui doit avoir lieu la nuit même. Mais pour le roi de France, la fuite s’arrête, comme chacun le sait, à Varennes. Le voyage du retour vers la Capitale est un supplice pour Elisabeth qui voit son frère et Marie-Antoinette hués par la foule. Elle avait senti la fin de la monarchie dés 1788 ; le non respect du peuple vis-à-vis des souverains lui fait comprendre qu’elle ne s’était pas trompée. De retour aux Tuileries, Elisabeth reprend ses correspondances avec Angélique de Bombelles et avec son frère le comte d’Artois. Souvent, les lettres sont codées. La princesse fait preuve de calme, voit dans les malheurs de sa famille la volonté de dieu, prie beaucoup, a toujours de gentilles paroles pour ses proches et réconforte souvent Louis XVI. Le 20 juin 1792, une foule envahi le palais pour tuer la reine. Alors que le roi tente de calmer les fous furieux et que Marie-Antoinette est mise en sécurité auprès de ses enfants, Madame Elisabeth porte assistance à son frère manquant de se faire assassiner, des forcenés l’ayant prise pour la reine. Le 10 aout, la famille royale est contrainte de quitter les Tuileries pour trouver refuge auprès de l’Assemblée qui siège au Manège. Le 13 aout, Louis XVI et ses proches prennent la direction du Temple, palais du duc Madame_Elisabethd’Angoulême (fils du comte d’Artois), vide depuis l’exil du frère du roi. La famille royale est logée dans la tour. Le 21 septembre, la monarchie est abolie. Dés lors, Madame Elisabeth n’est plus qu’Elisabeth-Marie Capet. La vie devient plus difficile pour Elisabeth qui subi les humiliations des gardes. Pourtant, si Marie-Antoinette juge que les français doivent être punis, Madame Elisabeth espère qu’ils seront pardonnés par dieu. Au Temple, elle donne des cours de mathématiques au dauphin et initie sa nièce Madame Royale à des travaux de coutures. Après un procès qui semblait déjà joué, Louis XVI est condamné à mort. Le 20 janvier 1793, Elisabeth voit son frère pour la dernière fois. Le roi est guillotiné le lendemain matin. Dés lors, le petit dauphin devient Louis XVII. La vie se durcie de jour en jour pour les prisonniers. Le 3 juillet, le jeune « Louis-Charles Capet » est arraché à Marie-Antoinette. Le 2 aout, c’est la reine que l’on emmène. Avant de quitter le Temple, Marie-Antoinette confie sa fille à Madame Elisabeth. Voici que le 6 octobre, Elisabeth est confrontée à son neveu qui l’accuse d’attouchements et d’inceste. La princesse ne reconnaît plus l’enfant. Après s’être exclamée « Oh ! Le monstre » elle dira avec tristesse « cela ne peut être lui…ils l’ont rendu fou ». Elisabeth reporte maintenant toute son affection sur la seule parente qu’il lui reste en ces lieux : sa nièce Marie-Thérèse. La princesse apprendra à la jeune Madame Royale à se débrouiller seule, à ne pas rester inactive et à se méfier des geôliers. Au soir du 9 mai 1794, on vient la chercher. Après des ultimes recommandations à Marie-Thérèse, Elisabeth est conduite à la conciergerie. Après Louis XVI et Marie-Antoinette, s’ouvre le « procès » de la sœur du roi. Madame Elisabeth est humiliée par ses juges, mise plus bas que terres. On l’accusera surtout d’avoir fait parvenir des diamants à son frère le comte d’Artois pour organiser la contre-révolution et rétablir la monarchie. Mais tout est joué d’avance pour Elisabeth. En écoutant la sentence de mort, la princesse reste digne. Elle doit être exécutée le lendemain, elle n’a que 30 ans à peine. Ce jour là elle apprend seulement la mort de sa belle-sœur survenu le 16 octobre précédent. Elle réconforte les condamnés qui doivent euxElisabeth_de_France aussi passer sous le couperet de la guillotine, leur disant qu’ils doivent être bienheureux de quitter « cette terre où il n’y a aujourd’hui que tourments et douleurs ». Elisabeth sera la dernière appelée ce 10 mai sur l’échafaud. La princesse monte courageusement les marches, arrivée en haut, son fichu de mousseline glisse. Elisabeth demanda alors à son bourreau « Au nom de la pudeur, couvrez-moi monsieur ». Le bourreau lui rajuste son vêtement, Elisabeth vient de prononcer ses derniers mots. Plusieurs témoins affirment qu’à l’instant où Madame Elisabeth fut guillotinée, une odeur de rose se répandit. Ce fut un choc pour les comtes de Provence et d’Artois ainsi que pour Marie-Clotilde d’apprendre la mort de leur sœur. Beaucoup ne comprennent pas pourquoi fallait-il faire mourir cette femme pieuse qui jamais ne causa de tort autour d’elle. Napoléon Ier lui-même ne comprendra jamais pourquoi Elisabeth fut envoyé à l’échafaud car « elle ne le méritait pas ». En 1795, Madame Royale apprit la mort de sa tante et déclara qu’elle espérait qu’un jour elle serait mise au rang ses saintes. Angélique de Bombelle reçu la nouvelle comme un coup de couteau. Elle ne se remit jamais de l’assassinat de la princesse. Elisabeth aurait dit un jour « je vivrai jusqu'à 80 ans, à moins qu'on ne m'assassine ! ».

pour en savoir plus "Madame Elisabeth, la soeur martyre de Louis XVI" de Monique de Huertas

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21 septembre 2006

Louis de France duc de Bourgogne, père de Louis XV

Premier petit-fils de Louis XIV, Louis né le 6 août 1682. Le petit duc de Bourgogne est cité comme un enfant, le_dauphin_louisturbulent, cruel et orgueilleux au plus haut point. Dés l’âge de 7 ans, il est confié à Beauvilliers et Fénelon. Il en ressort un élève « doux, humain, modéré, patient, modeste, pénitent ». Grâce à son précepteur Fénelon, Louis est devenu un jeune homme calme et réfléchi. L’une de ses grandes tristesses et de ne pas être aimé par son père le Grand Dauphin qui lui préfère ses frères cadets surtout le duc d’Anjou. Le duc de Bourgogne se voit bientôt privé de son soutient de toujours, Fénelon qui, en 1695, a osé écrire une lettre au roi pour lui faire de son indignation concernant le mauvais traitement que le monarque afflige à la France. Conséquence : le roi, fort mécontent, l’exile dans son archevêché. Pourtant, en secret, le jeune Louis continu de correspondre avec son ancien précepteur. Ainsi, pour l‘héritier du trône, Fénelon rédige « l’Examen de conscience sur les devoirs d’un roi ». Le futur règne du duc de Bourgogne qui se prépare secrètement à l’apparence d’une véritable rénovation de la monarchie. Louis XIV a instauré le pouvoir absolu et soumet entièrement son peuple. Fénelon entrevoit une grande et belle égalité pour tous les français devant la loi, soumettre à l’impôt aux nobles et au clergé, respecter la liberté de conscience, bref, en finir avec le régime mis en place par Louis XIV. Le duc de Bourgogne fut mainte fois traité de « poltron » notamment lors de la campagne de Flandre en 1708 lorsque son comportement militaire fut des plus médiocres. Pourtant, Louis ne demande qu’à bien faire mais est toujours hésitant, demandant l’avis de Beauvilliers. Il exige de ses soldats qu’ils traitent bien les paysans, n’accepte aucun débordement. Il semble déjà vouloir mettre en Louis_duc_de_Bougognepratique les conseils de Fénelon. Le 7 décembre 1697, Louis avait épousé la princesse Marie-Adélaïde de Savoie qui résidait à la cour depuis un an. Les époux n’ont pas les mêmes activités : le duc de Bourgogne aime lire tandis que Marie-Adélaïde adore le jeu, la danse, les divertissements de la cour. Néanmoins, les deux époux s’aimeront et se soutiendront toujours entretenant une correspondance lorsque Louis partait en campagne. Etant fort pieux, le duc de Bourgogne n’aimera que son épouse, n’ayant aucun regard pour aucune autre femme. De cette belle union naîtront trois fils qui feront de Louis XIV le premier roi de France a voir naître ses arrière-petits-enfants. Lorsque son père, le Grand Dauphin, meurt en avril 1711, toute la cour se tourne vers lui et la jeune duchesse de Bourgogne. Ils incarnent la jeunesse d’un règne nouveau et tout le monde rêve de voir accéder au trône le jeune couple, fatigué du long règne de Louis XIV. Malheureusement, la nouvelle dauphine s’éteint le 12 février 1712, victime de la variole. Le dauphin Louis est si affligé de la perte de son épouse qu’il se laisse aller à la maladie et décède le 18 février (également de la variole) à Marly laissant derrière lui deux fils –l’aîné lui suit dans la tombe, le second sera Louis XV. Le nouveau règne si bien préparé par Fénelon s’envole avec la mort du Dauphin. Si Louis avait régné, il aurait pu être un nouveau Saint-Louis.

pour en savoir plus : "Louis et Marie-Adélaïde de Bourgogne : la vertu et la grâce" de Sabine Melchior-Bonnet

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05 septembre 2006

La Grande Dauphine, belle-fille de Louis XIV

Fille de Ferdinand-Marie de Bavière et de Henriette-Adélaïde de Savoie, Marie-Anne-Christine-Victoire dite Marie-Marie_Anne_Christine_de_baviereAnne ou Marie-Christine née le 28 novembre 1660 à Munich. Promise à l’héritier de la couronne de France, elle épouse le 7 mars 1680 Louis le Grand Dauphin, fils unique de Louis XIV. Le roi qui voulait un parti prestigieux pour son fils légitime unique avait envoyé à maintes reprises des ambassades pour lui faire des rapports sur la princesse de Bavière. On la dit aimable, intelligente, instruite, vertueuse mais malgré des portraits flatteurs, il apparait bien vite que Marie-Anne est laide. On lui reproche surtout son teint qui n’est pas franchement blanc, ses cheveux bruns (la mode est au blond) et son nez disgracieux. Pourtant, Marie-Anne-Christine s’attend à vivre un véritable conte de fée. En effet, depuis son plus jeune âge, on lui peint de la cour française un tableau des plus magnifiques. Mais bien vite, Versailles lui paraît bien maussade. N’étant pas d’une grande beauté,  on la regarde peu et son époux la délaisse souvent pour des parties de chasse dont il raffole. Seule et incomprise, la Grande Dauphine qui croule sous le poids de l’étiquette se replie sur elle-même et déprime. A la cour, elle ne peut compter que sur la duchesse d’Orléans, belle sœur du roi, elle aussi issue de la Bavière. Son premier devoir est de donner un fils au dauphin et dés l’année 1681, Marie-Anne est enceinte. Hélas, la dauphine ne jouie pas d’une bonne santé et fait une première fausse-couche en novembre 1681. Mais peu de temps après, Marie-Anne porte de nouveau un enfant. Elle donnera trois fils à la dynastie :

-         Louis (1682-1712) duc de Bourgogne

-         Philippe (1683-1746) duc d’Anjou puis Philippe V d’Espagne en 1700

-         Charles (1686-1714) duc de Berry

En juillet 1683, la reine Marie-Thérèse d’Autriche meurt, laissant la Grande Dauphine sur le devant de la scène. Dans cette cour où il faut paraître en représentation continuellement, Marie-Anne n’est pas à la hauteur des Marie_Christine_de_Bavi_reespérances du roi. La Dauphine n'a aucun gout pour mener une vie publique et tenir des soirées d’appartements qui se prolongent jusqu’au matin. Souvent, elle est malade ou indisposée car elle devait encore faire de nombreuses fausses-couches : trois en 1685 et deux en 1687. Il faut bien avouer que la Grande Dauphine n’avait pas une santé florissante. De plus, Marie-Anne doit subir la méchanceté de la princesse de Conti, fille bâtarde de Louis XIV avec la duchesse de La Vallière. Celle-ci n’accepte pas que  Marie-Anne-Christine occupe la place d’honneur à la cour et soit désormais la première dame du royaume. D’ailleurs, ennuyé par l’état de son épouse, le Grand Dauphin passe ses soirées avec la princesse de Conti et son autre demi-sœur, la duchesse de Bourbon, fille du roi et de la marquise de Montespan. En avril 1690, Marie-Anne est au plus mal, victime abcès au bas-ventre et de fortes fièvres. Elle meurt le 20 avril, convaincue que son dernier accouchement en état la cause. La Grande Dauphine n’avait pas 30 ans lorsqu’elle quitta ce monde après avoir embrassé ses enfants et dit au petit duc de Berry « je vous embrasse aussi même si vous êtes la cause de mon trépas ». Il semble pourtant que Marie-Anne-Christine-Victoire de Bavière soit décédée de la tuberculose bien qu’on peut admettre que le train de vie infernal qu’elle devait mener à la cour, ses accouchements difficiles et ses fausses-couches contribuèrent à sa mort.

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17 août 2006

Louis de France, fils de Louis XIV

Louis de France, appelé également « le Grand Dauphin » ou « Monseigneur » est le premier enfant de Louis XIV et de Marie Thérèse d’Autriche et le seul des six enfants du couple royal à atteindre l’âge adulte. Il né le 1er novembre 1661 et fut présenté au peuple par un Louis XIV triomphant d’avoir aussi vite un héritier.  Enfant chéri de ses parents il doitGrand_Dauphin quitter la compagnie de sa mère dés l’âge de 7 ans pour être formé et éduqué en tant que futur souverain. Mais Louis n’aime guère les études, préférant de loin la chasse. Piètre élève, le dauphin désole bien vite les espoirs de Louis XIV qui finira par lui préférer ses fils illégitimes. Pourtant, le dauphin, bien que n’étant pas d’une vive intelligence, n’est point sot. Simplement  « il mettait son application à oublier tout ce qu’on lui enseignait ». Il faut dire qu’avec un précepteur dur comme Bossuet, Louis  dû subir des « bourrage de crâne » incroyables et qu’il fut dégouté des études.  Mis a part la chasse, Louis aime se divertir et écoutant de la musique, activité peu fatigante il faut l’avouer ! A tout héritier, il faut une épouse et des enfants : le Grand Dauphin épouse en mars 1680 Marie-Anne-Christine-Victoire de Bavière. Mais Monseigneur le dauphin ne semble pas apte à gouverner : il se désintéresse des affaires du royaume et passe son temps à manger et à chasser le loup. Fatigué de son épouse qui ne  cesse de déprimer, il se rabat sur ses suivantes et aura ainsi, suivant l’exemple de son père, plusieurs bâtards. Marie-Anne de Bavière, bien que mélancolique, lui donnera trois fils, assurant la dynastie. La Grande Dauphine s’éteindra sans trop de bruit en 1690, laissant un veuf qui ne se montre pas attristé. Suivant toujours l’exemple de Louis XIV, le dauphin se choisie une « Maintenon » et épouse en secret Marie-Thérèse-Emilie de Joly de Choin, de neuf ans sa cadette. Au service de la princesse de Conti –demi-sœur de "Monseigneur", elle contracte un mariage morganatique avec l'héritier de la couronne en 1695. On la disait comme étant la femme « la plus laide de la cour ». Le Grand Dauphin a hérité de Louis XIV son gout pour la bonne nourriture dont il abuse autant que son père et qui fera de lui selon le duc de Saint-Simon un prince « absorbé dans sa graisse ». Si Louis XIV tient sa petite cour à Marly et sa louis_de_francegrande à Versailles, le dauphin réuni ses intimes à Meudon, où il se sent chez lui. Il faut dire qu’il a était élevé dans la crainte de son père et qui n’ose rien suggérer et dire en la présence du roi. A Meudon, il tient sa cour avec ses demi-sœurs, la princesse de Conti et la duchesse de Bourbon qui se font la guerre pour exercer le plus d’influence sur Louis. Assistant au conseil, la seule fois où Monseigneur se fera entendre sera en cette année 1700 lorsque le trône d’Espagne fut proposé à son second fils le duc d’Anjou. Il faut savoir qu’étant enfant, le Grand Dauphin avait été battu par son gouverneur Mr de Montausier et depuis, traumatisé, il se faisait tout petit. Le dauphin meurt subitement après une partie de chasse le 14 avril 1711. Selon certains, il aurait été empoisonné car après sa mort, « une fumée noire sortie de  sa bouche et teignit sa figure de la couleur du poix ».Il serait mort, en fait, de la petite vérole. On lui avait prédit « fils de roi, père de roi et jamais roi », prédiction qui se réalisa puisque le Grand Dauphin, fils de Louis XIV fut le père du roi d’Espagne Philippe V. Louis fut vite oublié de la cour qui dés l’annonce de sa mort, s’en alla faire compliment à son fils aîné le duc de Bourgogne, nouveau dauphin de France. Quelques jours après la disparition du Grand Dauphin, on s’amusait à Versailles comme si de rien n’était. 

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17 juillet 2006

Marguerite d'Autriche, fiancée de Charles VIII

marguerite_d_AutricheElle aurait dû être reine de France mais ne le devint pas : Marguerite de Habsbourg-Autriche  née le 10 janvier 1480 à Bruxelles dans l’actuelle Belgique. Archiduchesse d’Autriche, elle est la fille de Maximilien Ier, empereur Romain-Germanique et de Marie de Bourgogne. Orpheline de mère à l’âge de 2 ans, Marguerite est fiancée l’année suivante au roi  Charles VIII. Quittant sa famille  pour la France, Marguerite se lit très vite d’amitié avec son fiancé. Pourtant, le jeune roi a 13 ans alors que la petite archiduchesse n’en a que 3. Le mariage est prévu dans quelques années et en attendant, Marguerite se doit d’apprendre les coutumes et la langue de son pays d’accueil. Charles VIII voit en elle une amie, une petite sœur et lui ait très attaché.  Au fils des années, Marguerite est de plus en plus proche du jeune roi et se voit bientôt reine de France. Or, la mort du duc de Bretagne François II vient chambouler les projets de mariage. Ce dernier ne laissant pas de fils à sa mort, c’est sa fille,  la jolie Anne de Dreux qui devient duchesse de Bretagne.  Ce duché ne fait pas encore parti de notre France actuelle et la sœur aînée de Charles VIII, Anne de Beaujeu, décide de renvoyer Marguerite pour faire épouser à son frère la duchesse Anne qui apporterait en dote la Bretagne. Marguerite d’Autriche est répudiée en 1489 à son grand désespoir et à celui de Charles. L’archiduchesse n’a que 9 ans. Etonnant coup du sort, le 19 novembre 1490, Anne de Bretagne, convoitée par la couronne de France, devient sa belle-mère en épousant Maximilien Ier.  Anne de Beaujeu parvient à faire annuler l’union l’année suivante. Ainsi, en 1491, Anne de Bretagne, ex-belle-mère de Marguerite d’Autriche, devient la femme anne_de_bretagnede l’ex-fiancé de la petite archiduchesse. Charles VIII et Anne de Bretagne envoyèrent à Marguerite quelques présents, dont des bijoux, pour la consoler d’avoir perdu la couronne de France. Elle fut remariée pour raison politique à Don Juan de Castille le 3 avril 1497. Le 4 octobre de la même année, le prince de Castille meurt, laissant Marguerite enceinte. Elle accouchera avant terme d'une fille mort-née en novembre. Par la suite, de nombreux prétendants  demandent sa main à Maximilien qui la remarie avec le duc de Savoie Philibert II le Beau en 1501. Le mariage est heureux bien que stérile. La nouvelle duchesse de Savoie se partage avec son époux entre les châteaux de Bourg et Pont d’Ain. Hélas, Philibert meurt en 1504 d’une pleurésie. Bien qu’elle soit encore jeune, Marguerite ne se remaria pas et éleva les enfants de son frère aîné Philippe Ier de Habsbourg, mort en 1506. Parmi ces enfants, se trouve le futur Charles Quint. La duchesse de Savoie fit construire le monastère de Brou près de Bourg-en-Bresse dans l’Ain puis l’Eglise de Brou, véritable chef-d’œuvre de l’art gothique du XVIe siècle. C’est dans cette Eglise, dont elle suivit la construction avec beaucoup d’attention, que Marguerite fera transporter les restes de son époux Philibert II. Marguerite d’Autriche devint également gouvernante des Pays-Bas dont l’empereur était son neveu, Charles Quint. Ce dernier fut souvent en conflit avec François Ier (dont l’épouse Claude de France était la fille d’Anne de Bretagne) et c’est Marguerite qui le 5 aout 1529gisant_de_Marguerite signa la Paix des Dames (ou Paix de Cambrai) avec Louise de Savoie (mère de François Ier). Victime d’une blessure au talon qui fini par se gangrener, Marguerite d’Autriche mourut le 1er décembre 1530 à Malines d’où elle gouvernait les Pays-Bas. En 1532, sa dépouille fut transférée dans l’Eglise de Brou auprès de Philibert II.  On peut dire que durant toute sa vie, Marguerite aura été accompagné de l’ombre d’Anne de Bretagne qui épousa son père puis son fiancé et dont la fille fut l’épouse du roi de France ennemi de son neveu Charles Quint.

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01 juillet 2006

Marie-Raphaëlle de Bourbon-Espagne, belle-fille de Louis XV

Marie-Thérèse-Antoinette-Raphaëlle de Bourbon-Espagne née le 11 juin 1726 à Madrid et est la seconde fille du roiInfante_d_Espagne_Marie_Raphaelle Philippe V d’Espagne et d’Elisabeth Farnèse. Le roi d’Espagne qui est un petit-fils de Louis XIV tient à sauvegarder une bonne entente avec la France. Ainsi, la sœur aînée de Marie-Raphaëlle, Marie-Anne-Victoire, était fiancée au roi Louis XV. Mais de huit ans plus jeune que le roi de France, « l’Infante Reine » avait été remplacé rapidement par Marie Leszczynska. Philippe V propose donc sa seconde fille au fils de Louis XV, le dauphin Louis-Ferdinand. Marie-Raphaëlle devient dauphine de France le 23 février 1745 en épousant l’héritier de la couronne. Pour son père, ce mariage est l’occasion de renouer avec le trône de France qu’il avait dû délaisser en 1700 au profit de la couronne d’Espagne. De suite, entre la princesse espagnole et le dauphin, ce fut le coup de foudre. Pourtant, elle a les cheveux roux –ce qui est un grave défaut à l’époque où on prise la chevelure blonde- mais les peintres les feront toujours blonds. A la cour, la dauphine n’a confiance qu’en son époux et passe ses journées avec lui. Sa timidité passe pour de la froideur et Louis XV est déçu de sa belle-fille bien qu’il n’ait rien à lui reprocher. Marie-Raphaëlle partage les gouts de son époux : elle n’aime pas les divertissements (théâtre, opéra) préférant les lectures pieuses. Délaissant les mondanités, le couple s’enferme dans ses appartements où la dauphine fait la lecture à son époux, joue du clavecin ou converse avec lui. Elle est face  cependant une certaine pression  car tout le monde  attend la naissance d’un prince pour que perdure la dynastie des Bourbon. A la fin de l’année 1745, Marie-Raphaëlle est Dauphine_Marie_Raphaelleenceinte. La naissance est prévue pour début juillet mais l’enfant tarde à venir. Lorsqu’on apprend la mort du roi d’Espagne le 9 juillet, Louis XV ordonne de ne rien dire à sa belle-fille craignant un choc et une émotion trop grande qui pourrait avoir des conséquences néfastes sur sa santé. Néanmoins,  Louis XV s’impatiente. Installé à Versailles pour assister à l’accouchement de la dauphine, il a dû se passer de sa favorite Jeanne-Antoinette de Pompadour et aimerait la retrouver. Il eut alors ses mots « je préférais que la dauphine accouche d’une fille pourvu que ce soit maintenant » Et cette fille, viendra au monde le 19 juillet. Bien que la cour soit déçue, le dauphin montre plein d’attentions pour son épouse qui se remet difficilement. Alors que la première nuit après l’accouchement se passe bien, Marie-Raphaëlle devient d’une extrême faiblesse par la suite. Sans doute victime d’une trop brusque montée de lait, la dauphine meurt le 22 juillet à seulement 20 ans laissant Louis-Ferdinand dans une grande souffrance, incapable de se consoler. D’ailleurs, à sa mort en 1765,  il demandera que son cœur repose auprès de celui de sa première épouse.

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22 juin 2006

Le Dauphin François, fils de François Ier

Le 28 février 1518, la reine Claude de France met au monde son premier fils. Prénommé François comme son père le dauphin_fran_oisroi-chevalier, l’enfant est titré dauphin de France. C’est sur lui que reposent les espoirs de la dynastie. De par la mort de sa mère en 1524, François hérite du duché de Bretagne. En 1525, François Ier perdit la bataille de Pavie et est fait prisonnier par Charles Quint. Le roi  ne peut regagner la France qu’en laissant en Espagne de précieux otages : les princes royaux François et Henri. Les deux frères y resteront de 1526 à 1530. Très heureux de revoir enfin son fils aîné, François Ier le couvre d’éloge au détriment du cadet le jeune duc d’Orléans. En 1532, François et couronné duc de Bretagne par Yves Mahyeuc mais ne gouvernera jamais le duché de la défunte Claude de France, le roi en ayant l’usufruit jusqu’à sa mort. A l’image de son père, François prend une maîtresse, Mlle de l’Estrange. On dit qu’elle a bon cœur, qu’elle belle comme un ange. Bref, le dauphin est charmé.  A la fin du mois d’octobre 1535, le roi apprend que Francisque Sforza, francois1dernier duc de Milan, vient de mourir sans héritier et décide de prendre la Savoie par les armes. Il envoie en tête des troupes le dauphin François et le prince Henri duc d’Orléans. François Ier doit une fois de plus combattre Charles Quint qui convoite également la Savoie. C’est au cours de la guerre que le roi de France apprend la mort du dauphin le 10 aout 1536. Son fils n’est pas décèdé à la bataille mais à Lyon après avoir bu un verre d’eau glacé. De suite, François Ier est persuadé que son héritier a été empoisonné sur ordre de Charles Quint. Il fait arrêter le valet qui avait apporté le verre d’eau. Celui-ci est jugé coupable d’assassinat et condamné à mort. D’autres murmurent que se sont les Médicis qui ont empoisonné François. En effet, en 1533, François Ier avait accepté que la jeune Catherine de Médicis épouse son fils cadet car le roi voulait pour le dauphin un parti plus prestigieux et ne souhaitait pas une « Florentine » comme future reine de France bien que Catherine lui soit agréable. Le dauphin n’étant ni marié ni fiancé, la famille de  la nouvelle duchesse d’Orléans n’avait qu’à l’éliminer pour faire accéder Catherine au trône de France. Certains dirent tout bas que François serait en réalité mort d’une trop fatigante nuit d’amour avec Mlle de l’Estrange. Bien que des doutes sur un empoisonnement demeurent (encore faut-il savoir qui en est l’auteur) on peut tout simplement penser que le dauphin ait succombé à une pleuro-pneumonie. 

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