L'envers de l'Histoire

Comprendre l'Histoire simplement et intelligement

23 février 2007

Naissance de la dynastie Capétienne

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Louis V étant mort sans enfant, on se demande à qui léguer la couronne de France. Charles de Basse-Lorraine, frère cadet de Lothaire, avance qu’il est « né roi » descendant des Carolingiens et que maintenant que son  neveu Louis V esthugues_capet mort, le trône lui revient. Les Grands du royaume ont cependant bien remarqué que si les Carolingiens étaient jusqu’alors rois de France, ce sont les Robertiens qui dirigeaient le royaume. Sans compter que Charles a trahi la France en s’alliant avec Otton contre son frère Lothaire. A Noël 987, le duc des Francs Hugues Capet est élu à Senlis roi de France par l’assemblée des Grands. Selon le moine Richer, les seigneurs de France votèrent à l’unanimité pour le Robertiens mais aucune source ne peut confirmer ou démentir cela. Hugues Capet reçoit également l’appuie de l’Eglise et de l’Archevêques de Reims. Pourtant, personne ne se doute qu’Hugues Capet va fonder une nouvelle dynastie. C’est, comme ses prédécesseurs Eudes Ier et Robert Ier,  un roi de la famille des Robertiens de « passage ». C’est mal connaître Hugues Ier Capet qui désormais veut mettre sur le trône de France pour les générations futures sa descendance. En 968, il avait épousé Adélaïde d’Aquitaine qui descendait du roi Carolingien Louis Ier. Celle-ci lui avait donné quatre enfants qui étaient donc de sang Robertien et Carolingien. En décembre 987, Hugues Ier associe son fils Robert au pouvoir en le faisant sacrer. Rien d’anormal dans la pratique car les Carolingiens procédaient déjà de la sorte. Cependant, l’objectif du roi apparaissait clairement : une nouvelle dynastie était née, celle des Capétiens. Mais leur pouvoir est encore fragile, comme l’est chaque début de règne pour une dynastie. D’abord, Charles de Basse-Lorraine n’accepte toujours pas sa mise à l’écart du trône. Dés 988,  il prend possession de Laon, centre de pouvoir carolingien. En 991, l’évêque de Laon parvient à le capturer et le livre à Hugues Ier : le carolingien est emprisonné. Le roi doit encore faire face à certains grands vassaux qui s’opposent à lui parmi lesquels Eudes de Blois qui s’allie avec le comte de Flandres et le duc d’Aquitaine. Ce dernier s’empare de Melun en 991. Hugues Ier s’allie avec le duc de Normandie et le comte d’Anjou pour combattre Eudes et ses partisans. Melun est reprise par le roi. Le conflit avec les vassaux se ne terminera qu’en mars 996 avec la mort d’Eudes de Blois. Hugues Ier meurt à son tour le 24 octobre 996 laissant son fils Robert II sur le trône de France et ayant réussi sans le savoir à instaurer une dynastie de rois qui se succéderont jusqu’en 1830. 

pour en savoir plus : "les rois qui ont faits la France : Hugues Capet le fondateur" de Georges Bordonove

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02 janvier 2007

La fin des Carolingiens

A la mort de Lothaire Hugues Capet aurait très bien pu empêcher la montée sur le trône de son fils Louis V.louis_v Cependant, le duc des Francs ne veut pas être comme ses ancêtres Eudes Ier et Robert Ier « un roi de passage », intercalé entre deux carolingiens. Hugues sait que son heure n’est pas encore venu. Il laisse donc le jeune Louis V né en 967 ceindre la couronne. Alors âgé de 10 ans en 977, Louis avait épousé Blanche d’Auvergne morte avant 980. Lothaire avait alors marié son héritier avec Adélaïde, fille du comte d’Anjou, union plus stratégique qu’autre chose : en effet, Adélaïde d’Anjou est âgée d’environ vingt ans de plus que Louis V et pourrait être sa mère. Les époux se s’accordent pas, ne se parlent qu’en public. Adélaïde finit par quitter son époux considérant son mariage comme nul pour aller épouser le comte d’Arles. D’abord influencé par sa mère la reine Emma, Louis V inspire à suivre la politique de son père. Il veut avant tout neutraliser l’Archevêque de Reims Adalbéron  qui a trahi son père et complote contre la France depuis des années. Le roi convoque une cour de justice extraordinaire où sont réunis tous les grands seigneurs du royaume afin de juger de la traitrise d’Adalbéron.  Le procès de l’Archevêque  sera annulé en raison de la mort du roi en mai 987. Lors d’une chasse, Louis V avait fait une chute mortelle. Il ne laisse pas d’héritier. Depuis longtemps les Robertiens agissaient plus que les rois de France : avec la disparition de Louis V, la dynastie des Carolingien et son agonie prennent fin. Injustement surnommé « le Fainéant », Louis V était loin de l’être vraiment. Mais son règne trop court ne lui a pas laissé le temps d’accomplir de grandes choses. Quant à Hugues Capet, il a eu un songe : il serait roi de France ainsi que ses descendants jusqu’à la septième génération.  Le dernier Carolingien mort, pourquoi ne pas viser le trône vacant ?

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16 novembre 2006

Lothaire contre Hugues Capet

lothaireLe 10 septembre 954, Louis IV d’Outremer meurt. Depuis Charles II le Chauve (823-877), le royaume n’a pas connu de querelle pour l’héritage : Charles II n’a laissé qu’un fils à sa mort, Louis II le Bègue. Les fils aînés de ce dernier, Louis III et Carloman règnent ensemble car ils sont jeunes. Morts sans descendance, leur petite frère Charles III prend la couronne. Il ne laisse qu’un fils : Louis IV d’Outremer. Mais lorsque ce dernier décède, il a deux fils : Lothaire et Charles. Sous Louis IV, le principe du droit d’ainesse s’est développé. Ainsi, le roi a prévu qu’à sa disparition, son fils aîné Lothaire prenne le pouvoir et ne prévoit rien pour le second, Charles. Hugues le Grand se montre cette fois soumit à son nouveau roi qui n’a que 13 ans et dont il a favorisé la montée sur le trône. La mère du roi, Gerberge de Saxe se méfie du duc des Francs mais celui-ci semble s’être calmé. Tactique ? En tout cas, Hugues le Grand ne cherche pas à prendre le pouvoir de Lothaire, ce qui lui fait gagner sa confiance et donc de l’influence sur le jeune roi. Il y gagne l’Aquitaine. En 956, le duc des Francs meurt. Son fils aîné Hugues Capet est du même âge que Lothaire et ne semble pas aussi ambitieux et avide de pouvoir que son défunt père. Le nouveau duc des francs n’est pas prêt à prendre en charge la gestion du patrimoine des Robertiens. Pourtant, Lothaire comprendra un jour qu’il doit se méfier d’Hugues Capet qui cependant reste un appuie précieux et un vassal correct. Ce dernier possède la Bourgogne et entend y être le maître. Durant son règne, Lothaire est influencé par sa mère Gerberge et par son oncle Brunon duc de Lorraine et archevêque de Cologne. Gerberge et Brunon étant sœur et frère d’Otton Ier, autant dire que c’est le roi de Germanie qui dirige les affaire de la France. En 969, la reine Gerberge meurt et le roi de France perd avec sa mère sa plus fidèle conseillère. Désormais sous la protection de Brunon, Lothaire n’est pas le seul dans ce cas : en effet, l’autre sœur d’Otton, Edwige, est la mère d’Hugues Capet et Otton Ier met également son neveu et son jeune frère Eudes-Henri sous la tutelle de Brunon. Hugues Capet s’impose difficilement –si on  le nomme Capet c’est parce que Hugues portait souvent une cape- et doit bientôt céder la Bourgogne à son frère cadet. Lothaire a également  des ennuis avec son frère : Charles à la Lotharingie et refuse de la rendre à son aîné. Otton Ier meurt en 973, son fils Otton II lui succède. Le frère de Lothaire devenu duc de Basse-Lorraine en 977 s’allie avec hugues_duc_des_francsson cousin roi de Germanie contre le roi de France. En 978, la guerre éclate entre Lothaire et Otton II pour la Lotharingie. Le roi de France demande de l’aide à Hugues Capet pour repousser l’invasion dans son royaume. En effet, après l’expédition de Lothaire contre Aix-la-Chapelle, Otton attaque Paris et le roi de France est trahi par l’archevêque de Reims, Adalbéron, qui s’est rallié au roi de Germanie qui veut rétablir l’empire. Avec l’aide de son frère Eudes-Henri, le duc des Francs parvient à repousser les troupes d’Otton II. Cette victoire contribue au prestige du Robertien et facilite l’ascension d’Hugues Capet. Charles de Basse-Lorraine, allié d’Otton s’était fait couronner roi par l’évêque de Metz. Devant la victoire de Lothaire, il doit prendre la fuite. Le roi de France prend des dispositions avec Hugues Capet pour que son fils Louis lui succède : le futur Louis V est couronné roi à Compiègne le 8 juin 979, ce qui écarte Charles de Basse-Lorraine du trône. Lothaire organise ensuite dans le dos du duc des Francs des négociations avec Otton II, ce qui rend Hugues Capet furieux lorsqu’il l’apprend. Le duc s’allie alors secrètement avec le roi de Germanie et commence à représenter une menace pour le roi si bien qu’un moment, Lothaire envisage de faire capturer Hugues. On dira bientôt « le roi Lothaire n’est le premier en France que par le titre ; Hugues Capet l’est, non par le titre mais par ses faits et gestes ». A la mort d’Otton II en 983, Lothaire envisage de prendre sous sa tutelle le jeune Otton III. Seulement l’impératrice Théophano, régente de Germanie s’y oppose farouchement. Le roi de France s’allie donc avec un cousin d’Otton III, Henri de Bavière et s’attaque aux lorrains. L’affaire se passe mal et Lothaire s’enlise dans un conflit pour l’archevêché de Verdun. Il y perd de sa puissance et Hugues Capet se détourne de lui.  Lothaire meurt le 2 mars 986 sans avoir réussi à reprendre la Lorraine à son frère et Otton III. De son épouse Emma d’Arles il lui reste un fils Louis V.

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03 octobre 2006

Le retour des Carolingiens

Fils de Charles III le Simple et d’Edwige d’Angleterre, Louis a fuit son royaume de France après la destitution de sonlouis_iv père en 923 pour l’Angleterre. En France, lorsque le roi Raoul Ier disparaît en 936, il ne laisse pas d’enfants, son fils unique Louis étant mort en 934. Les grands du royaume proposent une fois de plus la couronne à Hugues le Grand. Ce dernier refuse et propose le retour d’un roi Carolingien, Louis IV qu’il fait revenir d’Angleterre. Agé de 16 ans, Louis IV dit d’Outremer se retrouve sous la tutelle de Hugues le Grand. Le roi fai de ce dernier le duc des Francs le 25 décembre 936 pour le remercier de lui avoir redonné le trône de ses ancêtres. Cependant, dés 937 Louis IV veut s’affirmer et régner seul car jusque là, s’il est le roi, Hugues gouverne le royaume. Le roi commence par quitter la Neustrie pour s’installer à Laon avec sa mère et constitue une cour. Pour bien démontrer au duc des Francs que c’est maintenant lui seul qui gouverne le royaume, Louis IV s’allie avec Hugues le Noir de Bourgogne qu’il fait marquis et à qui il rend le gouvernement de Bourgogne qu’Hugues le Grand venait tout juste de lui retirer. Mais le fils de Robert Ier n’est pas du genre à laisser si facilement le pouvoir à un roi qui selon lui est sur le trône grâce à lui ! En 945, le roi est retenu par les normands (encore eux !!!) et Hugues le Grand qui le libère exige de lui la ville de Laon. Le duc des Francs est alors l’un des plus puissants seigneurs du royaume et cherche à en prendre le contrôle absolu malgré qu’il ne soit pas roi. Pour vaincre le Robertien, Louis IV d’Outremer s’allie avec le roi de Germanie, Otton Ier, son beau-frère puisqu’il a épousé en 939 Gerberge de Saxe. Grâce à cet appui, Hugues est battu et doit reconnaître la souveraineté de Louis IV en 950. Le 20 mars 953, une paix définitive entre le Carolingien et le Robertien est conclue. L’année suivante, Louis IV meurt accidentellement d’une chute de cheval.

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25 septembre 2006

Les Robertiens prennent le pouvoir

Robert_IerMalgré sa déception de ne pas avoir eu le trône de France à la mort de son frère aîné Eudes Ier, Robert, marquis de Neustrie prête serment de fidélité au Carolingien Charles III le Simple. Les normands sont toujours dans le royaume et le roi doit continuer la guerre contre les invasions. En 911, le roi trouve un accord avec Rollon, le chef des normands afin de mettre un terme aux désolations et aux dévastations. Charles III octroie la Normandie aux ennemis lors du traité de Saint-Clair-sur-Epte. Bien que grâce à cet accord, les normands laissent le royaume tranquille, le peuple n’est pas satisfait que Charles III ait cédé à l’ennemi. En 920 , la majorité des grands du royaume considèrent que leur roi n’est plus digne de régner et ils se révoltent menés par le marquis Robert de Neustrie. En 922, ils élisent ce dernier roi sous le nom de Robert Ier. Cette élection marque un tournent dans l’histoire de la royauté : un mauvais roi peut être chassé si son peuple considère qu’il ne fait pas un bon souverain. Robert Ier est le roi choisi par le royaume donc il a les capacités à régner. Pourtant, Charles le Simple ne tient pas à laisser le trône si facilement : une guerre commence entre les deux rois, le légitime et le choisi. En 923, après seulement quelques mois de règne, Robert Ier est tué près de Soissons lors d’une bataille contre Charles III le Simple par les partisans de ce dernier. Malgré la mort de son rival, Charles III est capturé par le comte de Vermandois Herbert II. Destitué et enfermé à Péronne, il meurt en 929 sans avoir recouvré son trône. Une fois le trône vacant, la couronne est proposée au fils de Robert Ier, Hugues le Grand comte de Paris. Mais l’intelligent Robertien sent bien que ce n’est pas encore le bon moment pour ceindre la couronne de France. Son oncle et son père avaient plus de prestige et de pouvoir lorsqu’ils n’étaient pas rois. RAOUL_IerHugues sent que l’heure des Robertiens sur le trône n’est pas encore venue. De plus à cette époque, Hugues n’a ni fils ni frère : il serait donc obligé de diviser son immense patrimoine par rapport à ses cousins car on ne peut être roi et comte à la fois. Il propose alors son beau-frère comme roi : il s’agit de Raoul duc de Bourgogne qui a épousé la sœur d’Hugues le Grand, la belle Emma. Elu en 923, ce roi guerrier doit combattre Rollon, le duc de Normandie Guillaume Longue-Epée ainsi qu’Herbert II qui déborde d’ambition après sa capture de Charles III. Hugues le Grand a d’autant bien manœuvré la montée sur le trône de Raoul que ce dernier lui doit la couronne et est donc en parti sous l’autorité du Robertien. Hugues est à la fois le chef de la famille des Robertiens, l’ombre du roi et le puissant comte de Paris. En 926, Raoul Ier parvient à repousser une invasion hongroise et soumet les normands en 930. Malgré cela, certains grands seigneurs ne le reconnaissent pas comme leur roi : Raoul n’est ni Carolingien ni Robertien et n’appartient à cette famille que par alliance. Dans certaines provinces, il « n’y a plus de roi » depuis la destitution de Charles III le Simple. Guillaume de Normandie ne reconnaîtra Raoul Ier comme son roi qu’en 933. De ce fait, Raoul Ier a parfois du mal à imposer son autorité. Lorsqu’il meurt en 936, il ne laisse pas d’héritier. Raoul fut le dernier roi de la famille des Robertiens à monter sur le trône de France.

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17 septembre 2006

Un royaume pour deux rois

Charles le Gros est déposé en 887. La grande question se pose : qui va régner ? Certains avancent le nom de CharlesEUDES_IER III, fils de Louis II qui « attend » toujours la couronne. Mais on considère que le prince est encore trop jeune. Les regards des grands du royaume se portent alors sur le comte de Paris, Eudes qui s’est illustré  lors du siège de la ville. Eudes n’est pas un Carolingien ; descendant de Robert le Fort –l’un des plus grands guerriers de son époque- il fait parti de la famille des Robertiens. Cette famille rassemble de grands seigneurs qui depuis la fin du règne de Charles II le Chauve, s’enrichissent en terres, titres et donc prennent de l’importance au sein du royaume. Le couronnement de Eudes Ier se fait à Compiègne en 888. Le nouveau roi doit continuer sa lutte contre les normands toujours présents en France. Il les vainc à Montfaucon-en-Argonne mais doit s’incliner en 891. Eudes Ier perd un peu du prestige qu’il avait encore lorsqu’il était comte de Paris. Voici qu’en 893, Charles III le Simple, fils charles_iii_le_simpleposthume de Louis II entreprend de reprendre le trône de ses ancêtres. Ce dernier s’est fait couronner roi cette même année  à Reims. Charles III, plus légitime qu’Eudes Ier, est soutenu par plusieurs seigneurs. Durant trois ans, les deux rois de France et leurs partisans se livrent une guerre pour le trône. En 897, Eudes Ier  fini par trouver un accord avec Charles le Simple : il désigne le fils de Louis II comme son héritier. Ainsi à la mort d’Eudes, Charles aura la couronne. Cet accord est dur pour le frère d’Eudes Ier, Robert marquis de Neustrie. Eudes n’ayant pas d’enfants, Robert pensait coiffer la couronne de France après son aîné. Mais en loyal seigneur et frère cadet, le marquis accepte la décision d’Eudes Ier. Le roi Robertien meurt le 3 janvier 898 et  Charles III le Simple devient le seul roi de France.

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09 septembre 2006

Charles le Gros : un empereur germanique sur le trône de France

La France connu de grands rois sous les premiers carolingiens : Charlemagne, Louis Ier le Pieux et Charles II le Chauve. Puis, la puissance des rois baisse notamment face à la montée de la noblesse dont les charges deviennentlouis_iii_et_carloman héréditaires à la fin du IXè siècle/début Xè siècle. Nous avons ensuite le roi Louis II le Bègue qui ne régnera que deux ans de 877 à 879. Entre autre, de par son bégaiement quasi-permanent et de sa constitution maladive, il aura du mal à s’imposer aux grands du royaume qui acquièrent de plus en plus de titres, charges et terres. A sa mort, ses deux fils aînés Louis III et Carloman, lui succèdent, associés au pouvoir. Tous deux sont jeunes et  doivent faire face aux invasions normandes. En 882, Louis III meurt de maladie laissant son frère gouverner seul le royaume. Ce dernier décède en 884 d’une chute de cheval. Les deux frères ne laissaient à leur mort ni femme ni enfants. Dans la logique des choses, la couronne doit revenir à leur demi-frère Charles, fils d’un second mariage de Louis II avec Adélaïde de Frioul. L’enfant en question est né posthume en 879 et est trop jeune pour régner. A aucun moment, les grands du royaume n’envisagent une régence. Il leur faut un roi. Ils vont alors chercher l’Empereur d’Occident, Charles le Gros, petit-fils de Louis Ier le Pieux et donc carolingien et cousin du petit Charles. En juin 885, Charles le Gros reçoit à Ponthion la couronne de France et les serments de fidélités des grands seigneurs. Le règne de Charles III le Gros est marqué, comme les règnes précédents, par les invasions normandes. Ces hommes qui prennent le nom de viking débarquent de Suède, de Norvège et du Danemark. A la fin Charles_le_grosde l’année, les normands arrivent à Paris. Ils sont repoussés par le comte de Paris, Eudes âgé de 21 ans. Ce dernier demande alors de l’aide à Charles le Gros qui n’arrive avec ses troupes qu’en octobre 886. Plutôt que de se battre, Charles III le Gros préfère acheter le départ de l’ennemi en versant un tribut de 7000 livres et leur donne l’autorisation d’aller en Bourgogne (autant dire le droit de piller la région). Eudes et les parisiens refusèrent de s’associer à ce marché honteux et déshonorant. De toute évidence, ce roi est incapable de faire preuve de courage et de défendre le  royaume de France qui lui a été offert. En novembre 887, Charles le Gros est déposé. Il mourra de maladie seul et abandonné de tous en janvier 888 sans descendance. Pour certain, cet empereur ne fut jamais roi de France car il ne mérite pas. Ainsi, il n’est pas rare de le voir sous l’appellation de Charles le Gros plutôt que Charles III le Gros. Simple cousin carolingien de la lignée directe, il ne parvint pas à s’imposer à la France qu’il dénigra au profit de son empire germanique. Le règne de Charles le Gros marque un tournent dans l’histoire du règne des carolingiens : pour la première fois depuis sa création par Pépin III le Bref, c’est un cousin et non plus un fils de roi qui ceint la couronne. Nous verrons par la suite que cette exception ne fut pas la seule.

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Introduction

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Le règne de la dynastie des Capétiens fait rever : plus de trente rois se succedant sur le trône de France. L'histoire de cette famille en a presque fait oublier ceux qui ont ceint la couronne de notre royaume avant eux : les Mérovingiens, les Carolingiens et les Robertiens, ancêtres des Capétiens. L'histoire de ces anciennes dynasties de rois, c'est ici !

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