19 janvier 2007
Catherine Ire, la bien-aimée de Pierre le Grand
Le 24 novembre 1684, Elisabeth de Moritz, épouse de Samuel Skavronski, donne naissance à une fille, Marthe
Skavronska, en Livonie. Le couple est pauvre et vit dans une ferme. L’année suivante, la petite Marthe perd sa mère. Pendant la guerre russo-suédoise, Marthe est violée et sur le point d’entrer dans un bordel. Elle évite ce déshonneur en épousant un soldat suédois, Jean Rabe. Ce dernier la vendit pour sa grande beauté et Marthe fut forcée de se prostituer après la prise de Marienbourg par les russes. Tombé sous le charme de la jeune femme, Alexandre Menchikov, chef militaire et ami du tsar Pierre le Grand, parvient à acheter Marthe et l’emmène à Moscou. Si Menchikov avait pour projet d’en faire sa femme, il due vite céder la place au tsar qui était tombé amoureux fou de Marthe qui avait pris le nom de Catherine. A cette époque, Pierre le Grand était marié à Eudoxie Lopouhine dont il avait un fils, Alexis. De plus, Catherine n’était pas de haut rang. Pourtant, Pierre Ier décida de garder Catherine et de l’installer auprès de lui. Catherine lui donna plusieurs enfants avant que le tsar se décide et divorcer de sa première femme pour épouser
secrètement Catherine le 8 novembre 1707. Durant longtemps, Pierre le Grand garda son union secrète même pour ses ministres et sa famille. Ce n’est qu’en 1711 qu' il présentera Catherine comme son épouse et non plus comme une maîtresse. C’est cette année que Catherine suit le tsar lors de sa campagne contre les Turcs. L’année suivante, Pierre Ier organise son mariage officiel avec Catherine. Bien que le tsar ait eu quelques relations durant son second mariage, Catherine resta le grand amour de sa vie qui parvenait à apaiser ses colères et à le comprendre. Catherine est décrite comme chaleureuse, gaie et robuste ne se montrant jamais maussade. Soutenant son époux dans sa politique, Catherine joua un rôle déterminant pour la Russie : en 1711, elle avait négocier avec l’ennemi turc qui tenait le tsar et donna tous ses bijoux pour obtenir le départ du Grand Vizir. La paix fut signée grâce à l’épouse de Pierre le Grand. Catherine était toujours présente aux côtés de son époux, approuvant ses décisions et le soutenant dans les moments de doute. Le couple, très uni, aura douze enfants dont malheureusement beaucoup mourront en bas âge :
- Pierre (1704 -1707)
- Paul (1705 -1707)
- Catherine (1707 -1708)
- Anne (1708-1728)
- Elisabeth (1709 -1762)
- Nathalie (1713 -1715)
- Marguerite (1714 -1715)
- Pierre (1715 -1719)
- Paul (1717 -1717)
- Nathalie (1718 -1725)
- Pierre (1723 -1723)
- Paul (1724 -1724)
En 1724, Catherine était faite tsarine et devenait officiellement Catherine Ire. Après le sacre de son épouse, Pierre Ier
commença par être gagné par la fatigue. Sa santé se dégrada et il souffrait de maux de têtes ajoutés à des problèmes de reins. Le 25 janvier 1725, le tsar voulu faire son testament mais tomba dans le coma avant d’avoir écrit à qui il léguait le pouvoir. Pierre le Grand mourut le 8 février sans avoir repris connaissance. Durant les derniers jours du tsar, Catherine Ire était restée à ses côtés.
Menchikov songea a épouser la jeune veuve afin d’exercer le pouvoir. Un autre chagrin allait frapper la tsarine : le 8 mars de la même année, sa fille Nathalie mourrait rejoignant Pierre le Grand dans la cathédrale où reposait la famille des Romanov. Catherine Ire, reconnue souveraine de toutes les Russie ne se remaria pas. Elle poursuivit l’œuvre de civilisation entreprit par Pierre Ier laissant néanmoins beaucoup de pouvoir aux ministres et à Alexandre Menchikov. En 1727, Catherine Ier s’éprit d’un jeune officier et commença un régime afin de perdre du poids. S’en suivirent d’importants troubles cardiaques. Le 21 janvier 1727, la tsarine passa en revue vingt mille hommes dans un froid glacial après la bénédiction des eaux glacées du fleuve. Catherine Ier tomba malade et s’éteignit le 6 mai 1727 à 42 ans. Dans son testament, elle désignait comme successeur Pierre II, fils d’Alexis et petit-fils de Pierre le Grand et de sa première épouse Eudoxie.
26 octobre 2006
Ivan IV : Terrible avec les femmes
Fils de Vassilli III et d’Hélèna Glinsky, Ivan né en 1530. Orphelin très jeune après la mort de son père et le probable empoisonnement de sa mère, Ivan vit dans la peur de sa famille, craignant de se faire assassiner lui aussi. En 1547, Ivan IV se fait sacrer Tsar et entreprend de se trouver une épouse : son choix se porte sur Anastasia Romanova qu’il épousa le 3 févier de la même année. Jusque là, Ivan avait été dépeint comme un homme cruel aimant le sang et les tueries. Or, il semble que la belle Anastasia, première Tsarine, su par sa douceur et sa vertu venir à bout de la cruauté de son époux. Ivan l’aima profondément et en eu six enfants :
- Anna Ivanovna (1548-1550)
- Maria Ivanovna (1551-morte jeune)
- Dimitri Ivanovitch (1552-1553) 1er tsarévitch
- Ivan Ivanovitch (1554-1581) 2e tsarévitch
- Eudoxie Ivanovna (1556-1568)
- Fédor Ier (1557-1598) 3e tsarévitch
Il semble qu’Anastasia ait réussi à rendre Ivan IV plus humain, plus sensible et plus compréhensif. Or, le 7 aout 1560, la Tsarine meurt dans de grandes souffrances après avoir fait une crise d’apoplexie. Très vite, Ivan soupçonne les Boyards (nobles de haut rang du conseil consultatif qui assurent l'autorité suprême lorsque le souverain est absent de Moscou) d’avoir fait assassiner son épouse –dont la famille cherchait à avoir plus de pouvoir- comme jadis ils avaient fait empoisonner sa mère. Le tsar ne cessait de répéter qu’on lui avait enlevé sa « jeune beauté » mais n’avait aucune preuve que les Boyards avaient vraiment tué sa femme, sans doute voulait-il un coupable pour expliquer la mort de celle qu’il aimait. Ivan chercha du réconfort dans les bras d’une certaine Maria Temrioukovna, une jeune femme brune digne selon Ivan IV des plus grands peintres. Il l’épousa le 21 aout 1561 mais Maria ne pût jamais lui donner la même stabilité qu’Anastasia. Les humeurs du tsar étaient souvent imprévisibles alors que sa première épouse parvenait à l’apaiser. Maria ne su donner qu’un fils à Ivan, Vassili né en 1563 et mort à l’âge d’un mois. Au fils des années, le tsar fini par devenir odieux avec son épouse la fuyant pour des orgies. Maria mourut en 1571 dans l’indifférence de son époux. Une fois encore, des rumeurs d’empoisonnement circulèrent. En troisième noce, Ivan IV épousait la jolie blonde Marfa Sobakina le 28 octobre 1571. Le 13 novembre, elle était morte. La disparition de l’épouse d’Ivan IV allait jeter à nouveau une vague de terreur sur la Russie car le tsar soupçonnait bien sa police d’avoir empoisonné sa nouvelle épouse.
Bilan : trois mariages et trois morts suspectes. Ivan le Terrible se remarie une quatrième fois avec Anna Koltovskaïa le 29 avril 1572. Sa nouvelle épouse ne devait point le satisfaire car en 1575, le tsar l’envoie finir ses jours dans un couvent. Il aurait eu ces mots « tu as maigri, et je n‘aime pas les maigres ». Elle devient religieuse sous le nom de Doria. Anna Koltovskaïa mourut en 1626. En 1574, le tsar avait commencé une liaison avec Anna Vassiltchikova qui le poussa probablement à divorcer de sa quatrième épouse. En 1576, Ivan débuta une nouvelle idylle avec Vassilissa Melentieva dont il se sépara en 1577. Son épouse suivante a été oubliée de l’histoire en cause de son union bien courte avec le tsar : Maria Dolgouroukaï. Doutant de la virginité de sa femme, Ivan IV proposa au lendemain de ses noces une promenade en carrosse. Une fois Maria installée, au lieu de monter, le tsar lança les chevaux au galop (qui avaient mangé de l’avoine gonflée de bière) qui firent quelques centaines de mètres avant de s’enfoncer dans un étang, entrainant avec eux la pauvre Maria qui péri noyée sur une simple rumeur. Le tsar demanda ensuite la main de la reine d’Angleterre Elisabeth Ire. Ayant eu vent du tragique destin des épouses d’Ivan IV, Elisabeth ne voulu pas subir un sort semblable à celui de sa mère Anne Boleyn (décapitée sur ordre de son époux Henry VIII) et dédaigna la proposition d’Ivan le Terrible. Ce dernier fini par épouser Maria Nagaïa en septembre 1580 qui lui donna un fils : Dimitri (1583-1591).
Ivan IV fut terrible avec ses épouses mais également avec sa belle-fille, Helena Cheremetiev : troisième épouse de son successeur Ivan Ivanovitch, Helena l’avait épousé en 1581. En novembre de la même année, alors qu’elle était enceinte, Ivan IV la trouvant un jour en peignoir et non fardée, il commença à la frapper brutalement au ventre à coup de pied. Alertée pour les cris de sa femme, le jeune Ivan tenta de s’interposer. Incapable de maitriser sa crise de nerfs, le tsar frappa son fils à coup de sceptre. Touché à la tempe, Ivan Ivanovitch s’écroula, mort. Ainsi, le 19 novembre, Ivan IV avait tué son fils ainsi que l’enfant qu’Helena portait. Le tsar ne se remit pas d’avoir assassiné son propre fils. Helena se fit religieuse après la mort de son époux. Le 18 mars 1584, Ivan le Terrible mourait après un règne mouvementé. Sa dernière épouse Maria Nagaïa lui survécu jusqu’en 1612. Le dernier fils que lui avait donné Anastasia lui succéda sous le nom de Fédor Ier. A la fin du XXè siècle, des experts qui analysèrent les restes d’Anastasia Romanova conclurent à une mort par empoisonnement.
30 août 2006
Quand Catherine II trembla pour son trône
Depuis l’assassinat de son époux le Tsar Pierre III le 9 juillet 1762 (il n’était Tsar que depuis janvier 1762), Catherine II (qui est à l’origine du meurtre de son mari) gouverne d’une main de fer la Russie impériale. Or, en 1772, une jeune
femme met en péril la stabilité instaurée par la Tsarine. Il s’agit de la princesse Aly-Emetey de Vlodomir qui se dit née de parents inconnus et élevée en Allemagne puis en Perse. C’est là qu’un prince aurait reconnu en elle une princesse russe appartenant à la lignée des Tsars. Convaincu de sa haute naissance, la princesse de Voldomir entourée d’une petite cour voyage à travers l’Europe (Paris, Londres, Berlin) où elle raconte être la fille de la Tsarine Elisabeth Ire. Fille de Pierre Ier (1672-1725), Elisabeth Ire (1709-1762) se marie secrètement avec son amant Alexis Razoum peut avant sa mort. Elle n’a jamais contracté un mariage princier et n'a pas eu d’enfants. A sa mort, la couronne passe à son neveu Pierre III. Notre princesse se dit pourtant fille d’Elisabeth et d’Alexis. Certains historiens travaillant sur le sujets ont émis l'hypothèse que la Tsarine Elisabeth avait pu avoir un enfant ou deux de son amant avant de l’épouser. Ces enfants auraient portés le nom de Tarakanov et depuis son retour de Perse, Aly-Emetey se fait justement appeler princesse Tarakanova. De ce fait, si elle est bien la fille d’Elisabeth Ire, c’est elle et non Catherine II (simple épouse du neveu d’Elisabeth qui est parvenue à s’installer au pouvoir par un assassinat) qui devrait régner. Les russes qui n’aiment guère Catherine pour la plupart d’entre eux, provoquent des soulèvements contre la Tsarine et la princesse Tarakanova trouve de nombreux partisans prêts à l’aider à s’asseoir sur le trône. Quant
aux polonais, ils haïssent Catherine pour la cruauté dont elle fait preuve vis-à-vis de leur pays. Au lieu de causer un scandale qui ternirait à jamais l’image de la Pologne en assassinat Catherine, ils s’allient à la nouvelle prétendante au trône. Au début de l’année 1774, « La Tarakanova » comme on appelle la princesse, est à Venise où on la traite comme la fille d’Elisabeth Ire. Catherine II ne supporte pas l’affront et met au point une machination avec son commandant de la flotte russe, Alexis Orlov : ce dernier séduit la princesse et lui jure qu’il l’aidera à monter sur le trône puis la demande en mariage. Amoureuse et heureuse d’avoir trouvé un appuie, la princesse Tarakanova accepte. La cérémonie de mariage doit se dérouler sur le navire d’Orlov en territoire russe. A peine la princesse est-elle à bord (dans sa splendide robe de mariée) qu’elle est arrêtée et conduite à Saint-Pétersbourg. Son obstination à affirmer qu’elle est la fille d’Elisabeth Ire lui ait fatale : La Tarakanova est enfermée dans la forteresse de la ville. Les conditions de vie de la princesse sont très dures et bientôt sa santé décline.
Le Chancelier de Catherine II va jusqu’à demander à la Tsarine qu’on adoucisse le sort de la prisonnière alors que c’est lui qui l’a fait mettre en prison. Catherine refuse et La Tarakanova meurt le 4 décembre 1775. De nombreuses hypothèses ont circulées sur la véritable identité de celle que ce disait princesse russe. Certains disent qu’elle était la fille boulanger allemand, d’autres, que sa mère était une juive polonaise. Mais au même titre de ces suppositions, on pourrait aussi dire qu’Elisabeth Ire et Alexis Razoum ont eu des enfants cachés. Reste à savoir si La Tarakanova en faisait partie. Si celle-ci était bien de sang royal, alors Catherine II a volontairement laissé mourir l’héritière légitime du trône de Russie. Mais l’épouse de Pierre III n’était du genre à laisser sa place sans combat.
26 juin 2006
Les Tsars sanglants
L’histoire impériale de Russie est parsemée de crimes sanglants faits dans le but d’accéder au trône. Certains Tsars ou Tsarines ont ainsi pris le pouvoir. En 1533, Vassilli III de Russie meurt laissant un héritier de trois ans, Ivan IV (dit Ivan le terrible). La mère de l’enfant, Hélèna Glinsky devient donc régente du royaume. Or, c’est toujours durant les régences que les membres de la famille royale sèment le trouble pour gagner du pouvoir. C’est ainsi que le 13 avril 1538, Hélèna meurt empoisonnée et la Russie devient une scène de violences qui ne cesseront qu’en 1547 lorsqu’Ivan IV sera déclaré Tsar. C’est la mort de sa mère qui fera craindre à Ivan d’être assassiner tout au long de sa vie et qui fera de lui un homme cruel.
A la mort de l’impératrice Elisabeth Ire le 5 janvier 1762, son neveu Pierre III monte sur le trône de Russie. Celui-ci a épousé en 1754 Sophie-Augusta-Frédérique d'Anhalt-Zerbst que les russes ont rebaptisé Catherine. Une fois Tsar,
Pierre III suscite le mécontentement de la population de par sa dureté et son incompétence. L’ambitieuse Catherine met alors au point un coup d’état, véritable révolution au palais pour renverser son mari et s’asseoir sur le trône. Accidentellement ou intentionnellement, le Tsar est tué par Alexis Orlov, l’un des chefs de l’insurrection. Déposé le 9 juillet 1762 et mis au cachot, il est en effet retrouvé mort le 16 juillet. Catherine II tient à elle seule le pays.
13 juin 2006
L'étrange mort du Tsar Alexandre Ier
Après sa grande victoire sur Napoléon Ier en 1812, le Tsar Alexandre Ier (1777-1825 ?).commence à se renfermer sur lui même et se confond dans la religion. Alexandre Ier finit par déclarer qu'il va abdiquer en faveur de son frère cadet Nicolas et se retire de la capitale avec son épouse pour vivre une vie simple dans un presque anonymat. Il meurt le 1er décembre 1825 mais aussitôt des bruits courent que le tsar n'est pas mort. D'ailleurs, chose étrange, son cercueil n'atteint Moscou qu'au mois de février. Le corps qui fut exposé durant trois jours était selon ceux qui avaient bien connu le tsar "méconnaissable". Pour eux, c'était très clair, les traits du morts n'étaient pas ceux d'Alexandre. Une dizaine d'années plus tard, on interpelle un homme du nom de Fédor Kousmistch, un ermite se promenant sans papiers et qui refuse d'en dire plus sur lui. Il fut envoyé en Sibérie. Pourtant, cet homme continu d'intriguer : il a beaucoup de connaissances, parle quatre langues, raconte les combats de 1812 avec beaucoup d’entrain et apporte plein de précisions sur les batailles. Il reçoit en secret des membres de la haute noblesse et de la famille impériale. Lorsqu'il mourut le 20 janvier 1864 on remarquera sur sa tombe les inscriptions "béni de Dieu", expression dont on désigné également le tsar. De plus, en comparant son écriture avec celle d'Alexandre Ier, on y vit un curieuse ressemblance. Beaucoup sont persuadés que le cadavre du tsar était en fait celui d'un soldat mort la veille du 1er décembre. Alexandre aurait choisi volontairement de disparaître et avec quelques rares complices aurait mis en scène sa mort. Au cours des dernières années, le tsar repensait sans cesse à un événement dramatique qui l'avait à jamais traumatisé : l'assassinat de son père Paul Ier. Si Alexandre n'avait pas intrigué contre la mort de son père, les coupables avaient au départ prévenu Alexandre qu'ils comptaient ordonner à Paul Ier d'abdiquer car le peuple ne le supportait plus. Alexandre avait alors dit qu'il ne les aiderait pas mais ne ferait rien contre eux. Or, Paul Ier refusa d'abdiquer et ses opposants prirent l'initiative de l'assassiner. On prétendit à Alexandre que son père était mort d'une attaque mais celui-ci savait parfaitement que justement cette nuit, il devait abdiquer et que donc on venait tout simplement de l'assassiner. Toute sa vie, il se reprocha la mort de son père et ne prit jamais aucun plaisir à gouverner. Il désirait au départ que tous les pays vivent en paix mais les prétentions de Napoléon puis les vengeances de l'Autriche et de la Prusse contre l'empereur français lui firent comprendre que cela était impossible et rien de plus qu'un rêve. Alexandre Ier régnait par obligation et non par envie. De plus, le tsar avait souvent dit à son entourage qu'il abdiquerait avant ses 50 ans. Or, il a justement laissé le pouvoir à son frère et est mort à 47 ans, comme si il le savait, l'avait prévu depuis longtemps. Tout cela conforte l'idée que le tsar Alexandre Ier et Fédor Kousmistch n'étaient qu'une même personne. Sans compter que certains soldats russes reconnurent en cet homme le tsar défunt. 
Pourtant, on peut se demander comment Alexandre a-t-il pu délaisser son épouse. En effet, Elisabeth, qu'il avait pourtant trompé durant des années, l'avait toujours aimé et soutenu. Bien que le tsar ait eu beaucoup de tendresse pour elle et qu'ils avaient fait un mariage d'amour, il n'avait pas résisté aux belles femmes. Mais à la fin de sa vie, il n'a pu compter que sur son épouse qui le veillait jours et nuits et lui tenait encore la main quand il est mort. Le tsar avait fini par comprendre, un peu tard (?), combien il aimait sa femme. De plus, Elisabeth était condamnée par la tuberculose et pourtant elle faisait fi de sa maladie pour se consacrer à celle de son époux. Comment le tsar aurait-il pu abandonner une épouse qui se laissa mourir après sa disparition ?
Toujours est-il que des années plus tard, les cousins d'Alexandre Ier devenus Tsars, Alexandre II et puis son fils Alexandre III firent ouvrir le cercueil de leur parent et celui-ci était vide !!! Nicolas II était également au courant du mystère qu'entourait la mort de son ancêtre.
pour en savoir plus : "Alexandre Ier, star de Russie" de Paul Mourousy
La tragédie des Romanov
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Dans la nuit du 17 juillet 1918, le Tsar Nicolas II, son épouse la Tsarine Alix (dite aussi Alexandra Feodorovna ), leurs enfants Olga, Tatiana, Maria, Anastasia et Alexis ainsi que leurs proches domestiques sont massacrés par les rouges. En 1920, une certaine Anna Andreson dira être Anastasia : sauvée par l'un des assassins, elle l'aurait épousé et en aurait eu un enfant. Son mari et son enfant morts rapidement, elle tente alors de se suicider en sautant d'un pont mais est sauvée de la noyade et conduite dans un hôpital. C'est là que cette Anna Anderson affirme être le fille du Tsar. Mensonge ou réalité ? Que s'est-il vraiment passé cette nuit là ?........La suite sur histoire-et-secrets.com







