Le 19 aout 1315, Louis X épouse en secondes noces Clémence de Hongrie. Le 5 juin 1316, le roi meurt à l’âge de 26jean_ier_dit_le_postume ans dans des conditions suspectes, laissant la reine enceinte. Beaucoup espèrent que l’enfant à venir sera un fils car Louis X n’a laissé qu’une fille, Jeanne, qui ne peut régner en vertu de la loi salique. Il est décidé que le frère du défunt roi, le comte de Poitiers, montera sur le trône si Clémence accouche d’une fille et qu’il régentera le royaume si c’est un garçon. Le 15 novembre 1316 au Louvres, la reine met au monde un fils prénommé Jean Ier dit le Posthume. L’enfant est en parfaite santé et doit être présenté aux grands du royaume comme le veut la tradition lorsque né un héritier royal. Mahaut d’Artois (cousine de Philippe IV le Bel) obtient le privilège de tenir le petit roi lors de sa présentation le 19 novembre. Durant la nuit, l’enfant est au plus mal et meurt. Bien vite, des bruits d’empoisonnement courent. Jean Ier a fort bien pu succomber comme beaucoup de nourrissons, victime de la mort subite. Mais peu y croient car la disparition de l’enfant profite à la comtesse d’Artois. En effet, Philippe de Poitiers a épouse Jeanne de Bourgogne, fille de Mahaut. Si Philippe monte sur le trône, Jeanne devient reine. Certains accuseront même le futur Philippe V d’être complice. Les accusations cesseront dés qu’il sera sacré roi. Aujourd’hui, beaucoup restent persuadé que Jean Ier est mort assassiné. On pouvait fort bien utiliser le poison ou une compression trop forte qui aurait écrasé les parties vitales de Jean Ier. Certains avancent même qu’on aurait enfoncé une aiguille dans la tête de l’enfant. Trente ans plus tard, alors que Jean II est prisonnier des anglais et que son fils le dauphin Charles tente de sauvegarder le royaume de France, un homme du nom de Giannino Guccio prétendra être Jean Ier et donc l'héritier de la couronne. Il essaya de faire valoir ses droits, affirmant qu’on lui avait substitué un enfant mort à la naissance pour le protéger des ambitions Mahaut d’Artois et de quelques autres grands du royaume. Fait prisonnier en Provence alors qu’il tentait de rallier les puissances étrangères à sa cause, cet homme qui prétendait être un roi de France mourut en prison, à Naples en 1363. Etait-il vraiment ce bébé-roi ? On ne le sera sans doute jamais, Giannino Guccio emportera avec lui dans la mort sa véritable identité.