L'envers de l'Histoire

Comprendre l'Histoire simplement et intelligement

23 juin 2006

Philippe-Egalité a-t-il échangé sa fille pour un fils ?

En juillet 1823, une certaine Maria-Stella, baronne de Sternberg entame en France une série de démarches afin de philippe_egaliteprouver qu'elle est de sang royal et la fille de Philippe-Egalité. On pourrait penser qu'il s'agit là d'une aventurière. Après tout, combien de personnes se sont présentées comme étant Louis XVII ? Or, il apparaît bien vite que la baronne est une dame de haut rang. Née le 16 avril 1773, elle est civilement la fille de Lorenzo Chippini, geôlier d'une prison en Italie. Elle a épousé un vieil aristocrate Anglais, lord Newborough qui lui laisse une grande fortune à sa mort. Maria-Stella devient ensuite la femme du baron de Sternberg.
A sa mort en 1820, Chiappini laisse une lettre à Maria-Stella dans laquelle il avoue qu’il n'est pas son vrai père. Il confesse avoir échangé son fils qui venait de naître avec la fille d'une personne de haute naissance sans dévoiler son identité. Maria commence ses recherches et fini par trouver la trace d’un couple nommé Joinville qui était de passage dans sa ville natale Modigliana. En 1824, Maria-Stella est reconnue officiellement comme étant la fille de Mr de Joiville mais qui était cet homme ? Pour Maria-Stella il est certain que Mr Joinville est Louis-Philippe-Joseph d'Orléans. La jeune femme avance plusieurs arguments : la confrontation entre des descriptions de l'époque faite par des personnes qui ont vu ce Mr Joinville et les portraits de Philippe-Egalité montrent une certaine ressemblance. Le duc et la duchesse d'Orléans avaient voyagé plusieurs fois son le nom marie_ad_la_de_de_penthievred’emprunt de Joinville. Et l'un des fils de Louis-Philippe d'Orléans porte le titre de prince de Joinville.
Maria-Stella avance qu'en 1773, Marie-Adélaïde de Penthièvre aurait mis au monde une fille. Le duc d'Orléans, alors duc de Chartres, aurait échangé sa fille avec le fils de l'épouse de Chiappini qu'elle venait de mettre au monde. En effet, en 1771, la duchesse de Chartes avait accouché avant terme d'une fille morte-née et on doutait quelque peu qu'elle puisse de nouveau porter un enfant. La seconde grossesse de 1773 était vue comme un miracle et le duc de Chartres désirait un garçon pour que la dynastie des Bourbon-Orléans ne s’éteigne pas. Avoir une fille l'aurait bien contrarié et moyennant finances comme Chiappini le disait dans sa lettre, il aurait pris le fils du geôlier à qui il aurait confié sa fille. Tout cela voudrait donc dire que Louis-Philippe Ier était un usurpateur et n'aurait jamais dû régner. La principale objection aux dires de la baronne c'est que Louis-Philippe est né en octobre 1773 et non en avril 1733 à l'inverse de Maria-Stella. Donc lors de la naissance de Maria-Stella, le futur roi des français était encore louis_philippe_ierdans le ventre de sa mère. Et lors de la naissance de l'enfant du duc de Chartres le 6 octobre 1773, des dizaines de personnes étaient témoins de l'accouchement. Difficile par la suite de substituer une fille avec un garçon.
Mais ses « preuves » lui suffirent et Maria-Stella s'en contenta jusqu'à sa mort le 23 décembre 1843 ne cessant de proclamer qu'elle est princesse d'Orléans et rassemblant des partisans. Elle décéda d’ailleurs en léger état de trouble mental. Aujourd'hui des historiens évoquent bien la probable substitution de Maria-Stella mais font de son père un souverain local (Este, Parme, Modène, Deux-Siciles, Toscane). Maria-Stella pourrait également être la fille d'un membre d'une famille princière italienne, qui aurait utilisé le nom de comte de Joinville pour dissimuler sa véritable identité - laquelle était connue des autorités locales. Probablement un membre d'une importante famille régnante, soucieux de sa succession. Il est donc fort possible que la baronne de Sternberg soit de sang royal mais pas de celui des Bourbon-Orléans.

Posté par niniss à 16:42 - Enigmes de l'Histoire - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


22 juin 2006

Le Roman de Louis XIV

Romans  historiques en trois tomes de Jean-Pierre Dufreigne : « Le lever du Soleil :1637-1661» (2002), « Les passions et la gloire : 1661-1670 » (2003), « Du temps où j’étais roi : 1671-1715 » (2005).

L’histoire : La vie du Roi-Soleil romancée depuis sa naissance jusqu’à sa mort. Louis XIV peut nous apparaître comme un roi tyrannique, insensible et certain de lui. Or ce métier de roi, Louis a dû l’apprendre seul sans père pour le guider dans une cour remplie d’intrigues ou les trahisons sont courantes et parfois indispensables. La vie de Louis XIV peut paraître bien facile avec de nombreux plaisirs, fêtes, maîtresses…Mais peut-on un instant imaginer Louis comme un homme qui doute, qui pleure en secret. Car le Roi-Soleil est en réalité seul. Il ne peut pas faillir, s’effondrer même devant celle qu’il aime ou sa mère. Il est le maître, passe pour un demi-dieu à tel point qu’on a oublié qu’il y a derrière ce masque un homme qui a ses faiblesses, ses peurs, ses peines mais qui doit « paraître ».

Le personnage principal : Enfin un roman sur Louis XIV. Tout est dit sur ce roi dans cette trilogie : ce qui se passe en public et ce qui peut se passait une fois le rideau tombé dans les coulisses dans appartements du roi. Que des personnages réels, des faits réels mais des dialogues inventés qui remplacent souvent les longs récits des biographies.

Mon avis : 5/5. Une fois qu’on a lu ces ouvrages, je pense qu’on perçoit le Roi-Soleil autrement. Idéal également pour une première approche de Louis XIV si vous n’avez pas le courage de vous plonger dans une grosse biographie. Tout ce qui y dit est vrai.

L’auteur a découpé la vie de Louis XIV en trois étapes. Vous pouvez très bien lire le troisième sans lire les deux autres si vous situez à peu prés les grandes étapes du règne. Ce n’est pas une histoire d’intrigues où il faut lire tous les ouvrages pour connaître le dénouement.

louis_xiv_tome_1tome_2tome_3

Posté par niniss à 17:40 - L'histoire à travers les romans - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le Dauphin François, fils de François Ier

Le 28 février 1518, la reine Claude de France met au monde son premier fils. Prénommé François comme son père le dauphin_fran_oisroi-chevalier, l’enfant est titré dauphin de France. C’est sur lui que reposent les espoirs de la dynastie. De par la mort de sa mère en 1524, François hérite du duché de Bretagne. En 1525, François Ier perdit la bataille de Pavie et est fait prisonnier par Charles Quint. Le roi  ne peut regagner la France qu’en laissant en Espagne de précieux otages : les princes royaux François et Henri. Les deux frères y resteront de 1526 à 1530. Très heureux de revoir enfin son fils aîné, François Ier le couvre d’éloge au détriment du cadet le jeune duc d’Orléans. En 1532, François et couronné duc de Bretagne par Yves Mahyeuc mais ne gouvernera jamais le duché de la défunte Claude de France, le roi en ayant l’usufruit jusqu’à sa mort. A l’image de son père, François prend une maîtresse, Mlle de l’Estrange. On dit qu’elle a bon cœur, qu’elle belle comme un ange. Bref, le dauphin est charmé.  A la fin du mois d’octobre 1535, le roi apprend que Francisque Sforza, francois1dernier duc de Milan, vient de mourir sans héritier et décide de prendre la Savoie par les armes. Il envoie en tête des troupes le dauphin François et le prince Henri duc d’Orléans. François Ier doit une fois de plus combattre Charles Quint qui convoite également la Savoie. C’est au cours de la guerre que le roi de France apprend la mort du dauphin le 10 aout 1536. Son fils n’est pas décèdé à la bataille mais à Lyon après avoir bu un verre d’eau glacé. De suite, François Ier est persuadé que son héritier a été empoisonné sur ordre de Charles Quint. Il fait arrêter le valet qui avait apporté le verre d’eau. Celui-ci est jugé coupable d’assassinat et condamné à mort. D’autres murmurent que se sont les Médicis qui ont empoisonné François. En effet, en 1533, François Ier avait accepté que la jeune Catherine de Médicis épouse son fils cadet car le roi voulait pour le dauphin un parti plus prestigieux et ne souhaitait pas une « Florentine » comme future reine de France bien que Catherine lui soit agréable. Le dauphin n’étant ni marié ni fiancé, la famille de  la nouvelle duchesse d’Orléans n’avait qu’à l’éliminer pour faire accéder Catherine au trône de France. Certains dirent tout bas que François serait en réalité mort d’une trop fatigante nuit d’amour avec Mlle de l’Estrange. Bien que des doutes sur un empoisonnement demeurent (encore faut-il savoir qui en est l’auteur) on peut tout simplement penser que le dauphin ait succombé à une pleuro-pneumonie. 

Posté par niniss à 11:46 - Biographies des Princes et Princesses - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 juin 2006

Marie-Thérèse, fille de Louis XIV

marie_therese_de_franceMarie-Thérèse de France est la troisième et dernière fille de Louis XIV et de Marie-Thérèse d’Autriche. Elle vint au monde le 2 janvier 1667. On la nomma très vite «la petite Madame». La princesse ne fut pas victime, comme beaucoup de ses frères et sœurs, de la consanguinité de ses parents. Marie-Thérèse fut énormément aimée par sa mère et peut être davantage par Louis XIV, qui avait déjà prévu pour elle le trône d'Espagne, parti le plus prestigieux d'Europe après le trône de France. Mais la petite Madame se ne maria jamais. En février 1672, elle fut touchée par une maladie infantile dont beaucoup d’enfants étaient victimes à l’époque. Les médecins de la cour lui trouvent du pus dans l’oreille et diagnostiquent « un abcès dans la tête qui pousse en dedans ». Marie-Thérèse fut veillée par la reine mais également par les favorites du roi, la duchesse de la Vallière et la marquise de Montespan. Louis XIV était au plus mal devant l’état de sa fille et ne dormait plus, n’avait plus goût à rien. Marie-Thérèse expira le 1er mars à l’âge de cinq ans. Le confesseur de la reine rapporte que celle-ci aurait dit, à la mort de la fillette : «Quoique mon affliction soit aussi grande que le peut être celle d'une mère chrétienne sur la mort de son enfant qui promettait beaucoup, j'aime mieux qu'elle soit morte dans son enfance pour jouir plus tôt du bonheur éternel, que d'avoir vécu plus longtemps dans l'incertitude de son salut pour être reine d'Espagne ».

Posté par niniss à 11:46 - Les enfants royaux de France - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Jeanne de Champagne et le 1er scandale de la Tour de Nesle

philippe_ivOn a beaucoup parlé du scandale de la tour de Nesle où les trois princesses de bourgogne, belles-filles de Philippe IV (et plus particulièrement Marguerite et Blanche) furent accusées de tromper leurs époux. Par rapport à leur conduite, le roi Philippe IV fut intransigeant et les condamna à être tondues et enfermées bien que le futur Louis X avait lourdement insisté avec sa sœur Isabelle pour condamner à mort les trois jeunes femmes. J'ai appris que le pauvre roi qui voyait ses fils cocus l'avait été lui aussi !!!..De par son épouse, Jeanne de Champagne. Celle-ci apporta d'abord à la France le royaume de Navarre puisqu'elle était reine à l'âge d'un an !!! En effet, son ascension au trône est des plus tragiques. Jeanne avait un frère ainé, Thibaut qui décéda lorsqu'elle avait deux mois. Thibaud était mort de façon dramatique : sa nourrice et un valet s'amusaient à se lancer le bébé de dix mois de bras en bras jusqu'a ce que le valet, dans un faux mouvement, ne rattrapa pas l'enfant et le laissa tomber du premier étage, dans les escaliers. C'est donc celle qui était désormais l'unique enfant du roi de Navarre qui hérita de la couronne en 1274. Mariée à douze ans au  prince Philippe, elle fut reine de France jeanne_de_champagne2l'année suivante. Mais sur cette femme coururent bien vite d'étranges rumeurs : Philippe IV n'étant pas un époux très présent et très tendre, Jeanne prenait l'habitude de s'enfermer dans la fameuse tour de Nesle et y recevait des jeunes hommes galants... qu'on ne revoyait jamais et pour cause : pour garder son habitude secrète, la reine les faisait ensuite enfermer dans un sac, attaché à une lourde pierre et jeté à la rivière !!! C'est l'un d'entre eux qui arriva à en réchapper et qui avoua ce scandale causé par la reine de France. Pourtant, le roi ferma les yeux et feignit d'ignorer ce que faisait son épouse qui mourut en 1305 à 32 ans, épuisée dit-on par son dernier accouchement en 1297. Prés de dix ans après la mort de Jeanne Ire de Navarre, le (second) scandale de la tour de Nesle éclatait et impliquait encore les proches du roi...comme si ce pauvre Philippe était déjà maudit depuis longtemps !!!

Posté par niniss à 10:26 - Histoire des Reines - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Jeanne III d'Albret et Antoine

Qui se souvient encore des parents d'Henri IV avant les conflits religieux ? Si le premier roi de France de la branche Bourbon délaissa toujours ses épouses pour des maîtresses, ses parents vécurent une histoire d'amour très forte...qui fut gâchée par une couronne. jeanne_iii

Le 14 juin 1541, Jeanne d’Albret épousait Guillaume de la Marck duc de Clèves, un homme que la jeune fille déteste. Au soir de la nuit de noce, la mariée est victime d’une crise de nerfs et le mariage ne sera pas consommé. En 1545, l’union est déclaré nulle pour…non consommation. Le 20 octobre 1548, Jeanne devenait la femme d’Antoine de Bourbon duc de Vendôme, son cousin lointain. Née rapidement une fort belle entente entre les époux. On dit la nouvelle duchesse de Vendôme « plus belle qu’une Grâce ». Le roi de France Henri II dira qu’il n’avait jamais vu plus joyeuse mariée que Jeanne. Au lendemain du mariage, Antoine de Bourbon annonce fièrement qu’il a fait « son devoir » par six fois « fort gaiement ». Le mari et la femme se plaisaient. Jeanne aime l’humour et le tempérament gaillard  de son époux, Antoine adore la gaieté permanente de  la petite duchesse. Le 21 septembre 1551, Jeanne met au monde son premier enfant, le duc de Beaumont. Deux ans plus tard, le petit prince est mort. Alors que Jeanne éprouve beaucoup de peine, Antoine lui apporte le plus tendre réconfort et le 13 décembre 1553 né un nouveau « petit fruit », le futur Henri IV. Le duc de Bourbon fait figure d’époux attentif et aimant ainsi que de père attentionné. Au total, c’est cinq enfants de l’amour que Jeanne lui donnera mais seuls le futur Henri IV et leur dernier enfant Catherine vivront. En 1555, Jeanne d’Albret devient la reine de Navarre Jeanne III, son père le roi de Navarre Henri II d’Albret venant de mourir. Jeanne étant fille unique et la loi salique n’existant pas en Navarre, elle a désormais plus de pouvoir que son mari, « simple » duc de Vendôme. A partir de ce moment, les relations dans le couple se dégradent doucement mais surement. Jeanne est vite déçue de la vanité et de l’ambition d’Antoine qui voudrait ceindre une couronne, gouverner pour de bon. Voir sa femme reine  et ne pas être roi le rend malade de jalousie.antoine_bourbon Il vient de prendre une maîtresse Louise de La Béraudière dite « la belle Rouet » dont il a un fils. Peut être aime-t-il vraiment Louise, sans doute il commença cette relation pour déplaire à Jeanne, la rendre jalouse, lui montrer qu’il peut être indépendant de la reine de Navarre. Après la naissance de Catherine en 1559, Jeanne et Antoine ne sont plus que des étrangers l’un pour l’autre. De leur amour, il ne reste que des souvenirs. Désormais ils vont s’affronter jusqu’à la mort d’Antoine en 1562 sur le terrain de la religion : Jeanne devient protestante, Antoine s’affirme catholique et tous deux désirent influencer leur fils Henri.

Voilà comment, l’héritage du royaume de Navarre fit perdre à Jeanne d’Albret le cœur d’Antoine de Bourbon.

Posté par niniss à 09:32 - Histoire des Reines - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 juin 2006

Les inséparables filles jumelles de Louis XV

elisabeth_et_henrietteNées toutes deux le 14 aout 1727, Marie-Louise-Elisabeth et Anne-Henriette de France  sont les premiers enfants de Louis XV et de Marie Leszczynska, mariés depuis le 5 septembre 1725. Marie-Louise-Elisabeth née en première prendra le titre de Madame Première puis Madame Elisabeth après son baptême et enfin Madame Infante. Sa jumelle sera Madame Seconde puis Madame Henriette. Fierté du couple royale (Louis XV parlera de « coup double » pour la première grossesse de la reine), les jumelles passent leur enfance à Versailles tandis que leurs cadettes s’en vont pour Fontevrault. Nouant des liens très forts, se montrant toujours ensemble, on aurait dit qu’elles ne pouvaient vivre l’une sans l’autre. La séparation en 1739 n’en est que plus dure. En effet le 27 octobre de cette année, Elisabeth épouse l’Infant d’Espagne Philippe de Bourbon. Elle doit quitter la cour de France définitivement. Les adieux sont déchirants, les deux sœurs pleurent en disant « mon Dieu, c’est pour toujours ». Pourtant, Madame Infante reviendra à Versailles en 1750 avec sa fille Isabelle. Henriette est aux anges et c’est avec encore beaucoup de tristesse que les jumelles se séparent lorsque Elisabeth repart auprès de son époux. Henriette, dont le roi ne cache pas qu’elle est sa fille préférée, semble en effet avoir toute les qualités du monde. Aimable avec tous, elle rapproche son frère le Dauphin de sa femme Marie-Josèphe de Saxe, elle tente de s’entendre avec la maîtresse de son père Mme de Pompadour. Madame Henriette avait failli épouser son cousin Louis-Philippe de Bourbon-Orléans duc de Chartres dont elle était amoureuse. Les ministres de Louis XV murmurèrent au roi que cette union rapprocherait trop les Orléans (branche cadette des Bourbons) du trône de France et le mariage ne se fit point.  Madame Infante ne devait plus revoir Henriette. La fille favorite de Louis XV mourut le 10 février 1752 de la tuberculose. Pour le peuple, Dieu punissait le roi pour son libertinage en lui enlevant une fille parait de toutes les grâces.  Elisabeth fut effondrée en apprenant la mort de sa sœur adorée. Elisabeth  que le roi appelait affectueusement Babette, devait retourner à Versailles ou elle mourut de la variole  le 6 décembre 1759. Le chagrin causé par la disparition de sa jumelle lui aurait ôté le gout de vivre. Pierre Gobert avait réalisé de Mesdames Elisabeth et Henriette, un magnifique tableau lorsqu’elles étaient enfants. Ce portrait des jumelles met en valeur la proximité entre les deux sœurs. Madame Première est vêtue de vert et Madame Seconde de rose.

Posté par niniss à 20:59 - Un tableau, une histoire - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La femme du Roi-Soleil

femme_roi_soleil1Roman historique de Jacqueline Duchêne publié en 2005.

L'histoire : Vie romancée de Marie-Thérèse d'Autriche, épouse de Louis XIV : enfance, mariage, vie de couple, enfants, intrigues de la cour de France, tout y est pour pouvoir découvrir cette reine restée méconnue pour beaucoup.

Faits historiques : On suit les grandes étapes du règne de Louis XIV à travers les yeux de sa femme depuis leur mariage en 1660 jusqu'à la mort de celle-ci en 1683. Les intrigues, les complots entre les maîtresses rivales du roi et de la reine sont présents tout au long du roman. Si les favorites défilent, la reine reste.

Personnage principal : Marie-Thérèse d'Autriche, reine aimant passionnément son époux qui comprit vite que ce n'était pas réciproque. Par amour pour lui, elle s'efface, ne se plaint jamais de sa situation de femme trompée, subit ses favorites mais derrière le roi, elle les méprise, cherche à les évincer car elle espèrera toujours reprendre le cœur de son royal mari.

Mon avis : 5/5. Roman qui en dit souvent plus que les rares biographies de la reine. On découvre ou redécouvre Marie-Thérèse, reine sensible, aimante qui s'attend à vivre un conte de fée et qui pour en finir ne sera pas gâtée par la vie. Le livre fourmille entre autre d'anecdotes tirées de sources peu connues qui apportent beaucoup à l'histoire de Marie-Thérèse.

Posté par niniss à 19:53 - L'histoire à travers les romans - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Marie-Anne, fille de Louis XIV

anne_elisabeth_et_marie_anne1En novembre 1664 alors que la reine Marie-Thérèse est enceinte, Louis XIV demande à sa dame d’honneur Mme de Montausier de lui faire accepter celle que le Roi Soleil a choisie pour favorite : Louise de la Vallière. Face à sa dame d’honneur, la reine se met dans une forte colère au moment où son royal époux arrive sans frapper. Il en résulte une grande surprise de la part de Marie-Thérèse qui lui cause un saignement de nez. La rage et la tristesse de la reine, impuissante face aux amours du roi, provoquent un accouchement à huit mois de grossesse. La reine met au monde une fille le 16 novembre et semble si faible qu’on pense qu’elle va mourir. Le roi se désole au chevet de son épouse qui vivra. Leur enfant est baptisé Marie-Anne mais la fillette est si chétive qu’on dit qu’elle ne survivra point. Les médecins noteront à son sujet qu’elle est née « noire comme de l’encre de la tête aux pieds ». Certains dépeignent l’enfant comme un monstre noir et velu. L’accouchement ayant été fort éprouvant, il semble que Marie-Anne est souffert autant que sa mère et ait eu des difficultés à respirer d’où sa peau violacée à la naissance (et non  « noire comme de l’encre »). La petite princesse meurt le 26 décembre 1664 car elle était née trop tôt et gardait des marques de l’accouchement pénible. Marie-Anne de France est représenté sur le tableau de Nocret aux côtés de sa sœur Anne-Elisabeth.

Trente-et-un ans plus tard, une femme prénommée Louise-Marie-Thérèse  prendra le voile au couvent de Moret. De couleur noire, elle se disait fille de sang royal et un jour que le Grand Dauphin chassait près du couvent, elle lança « Voilà mon frère qui chasse ».  On ne sera probablement jamais si elle avait un lien avec la petite princesse Marie-Anne.

Posté par niniss à 17:25 - Les enfants royaux de France - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Famille de Louis XIV

L'album photo de la famille de Louis XIV est terminé !!! J'ai également ajouté un portrait à chaque biographie présente sur le site.

Posté par niniss à 16:59 - Mise à jour - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Page précédente  1  2  3  4  5  6   Page suivante »